Diffusion sur ABC le lundi
soir à 21h30 heures (Moyenne saison 1 : 12,16 millions de téléspectateurs,). Renouvelé pour une 2eme
saison.
Produit et écrit par : Daniel Todd et Cecila Ahern (PS. I love you)
Avec : Christina Applegate, Barry Watson, Jean Smart, Jennifer Esposito et Kevin
Dunn.
Une chronique aujourd’hui plus courte qu’a l’accoutumée tant cette malheureuse sitcom ne mérite pas plus que l’on s’y attarde. Vous connaissez déjà peut être mon
fameux proverbe ‘Un pitch ne fait pas le moine’. Et bien, un dérivé peut également être ‘Le casting ne fait le moine non plus’. Et ce n’est pas la sitcom Samantha Who ? qui nous dira le
contraire. Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas, Samantha Who, c’est l’histoire d’une femme, méchante et perfide, qui se retrouve amnésique à la suite d’un accident. Vous me direz, a première
vue, ça n'a pas l’air drôle pour une sitcom. Oui, je vous rassure tout de suite, ce n’est effectivement pas drôle mais je termine tout de même le pitch. Et donc à son réveil, cette femme,
qui ne se rappelle plus de rien, est devenu gentille comme du bon pain et renie sa personnalité d’antan. Il y a juste un hic : tout le monde la déteste (un peu comme Chris, oui elle était
facile).
Le pitch est sympa me direz-vous. Effectivement, ça aurait pu être drôle. Ça aurait pu. D’autant que le casting est très bon. D’une part, Christina Applegate,
gentiment cruche mais c’est pour ça qu’on l’aime. Barry Watson, qui, à défaut d’avoir gagné en charisme depuis qu’il ne fait plus parti de la famille Camden, a encore perdu en talent (oui,
il n’est pas mauvais dans le pilote de 7 à la maison) mais c’est pour ça qu’on l’aime. Et Kevin Dunn, le genre d’acteur qu’on a vu quelque part mais
impossible de savoir où, mais, je vous laisse deviner, c’est aussi pour ça qu’on l’aime. Je suis mauvaise langue, il y a aussi l’extraordinaire Jean Smart mais soyons franc, elle était bien
meilleur dans son rôle de première femme paranoïaque aux cotés de Jack Bauer.

Samantha Who ? a donc tous les éléments pour être une bonne sitcom. Mais alors, quel est le problème ? On se retrouve tout simplement en présence d’une énième sitcom banale, aux gags
épurés, aux situations guignolesques multi exploitées, aux ficelles usées, bref rien de jamais vu. Ce n’est pas mauvais, c’est même rafraichissant,
la série anti-déprime par excellence. Mais au delà de quelques scènes à quiproquo plutôt drôles, les dialogues de la série sont ceux de la sitcom traditionnelle par excellence. Si bien qu’on sourit par politesse, en
hommage aux ‘Madame est servie’ et autres ‘Arnold et Willy’, mais l’éclat de rire est bien loin.
Pour vous donner un exemple de sketch de Samantha Who, et encore je suis bon prince je ne choisis pas le pire, c’est une scène où Samantha vient taper à la porte de son petit-ami, dont évidemment
elle ne souvenait plus, pour lui dire ses 4 vérités. Sauf qu’elle est si gênée qu’elle déblatère son discours sans jeter un coup d’œil sur la personne devant elle. Et évidemment elle s’était
trompée d’appartement et s’adresse a un parfait inconnu, complètement éberlué, tandis que son fiancé se trouve en fait derrière elle. Vous avez un sentiment de déjà vu
?
Qui plus est, la série est atrocement girly. On aurait pu s’attendre à une série à l’humour grinçant compte tenu du pitch mais au final, tout n’est que guimauve. C’est mielleux, gnan-gnan,
voire limite agaçant. En même temps, de la scénariste de P.S I love you, il ne fallait pas non plus s’attendre à un show irrévérencieux et politiquement incorrect mais tout de même. Et dans
cette vaste galère, et bien c’est la pauvre Christina Applegate qui en paye les frais. La pauvre fille se démène comme une folle pendant toute la durée des épisodes, gesticule sans arrêt telle
une vraie pieuvre et parle fort avec un accent surjoué. C’est pas possible, elle doit être payée au pourcentage de mouvement circulaire du bras droit. Et si en plus elle gesticule de la tête,
alors là c’est compte double. En gros, vous l’avez compris, elle en fait des tonnes et des tonnes. On en vient même à se demander qui est la plus cabotine entre elle, Fran Drescher et Whoopi
Goldberg.
Pour vous donner une idée, elle me rappelle un peu Lucy du cultissime show ‘I love Lucy’. Rappelez-vous, cette fameuse scène où Lucy, vêtu d’une robe champêtre, écrase des raisins dans une
bassine en se poilant lourdement. Et bien, dans Samantha Who, c’est la même chose. Le comique de Samantha Who, c’est un peu comme dans les films muets où, le seul moyen de faire rire, c’est de
faire des gag pipi caca prout-prout comme le fameux bouton de manchette qui asperge d’eau quand on le presse. C’est le même système pour Christina Applegate, quand on la presse, ça lui fait
lever les bras et dire une connerie.
Finissons toutefois cette chronique sur une note positive. Même si elle n’est pas drôle et qu’on ne peut s’empêcher d’être déçu tant c’était l’objectif premier de Samantha Who ?, la série
reste très attachante, agréable à regarder et permet surtout de se changer les idées. Autrement dit, je vous conseille de vous faire un stock de quelques épisodes de la série. Ca peut toujours
servir en cas de rupture difficile ou dépression passagère !
Meilleur épisode : 1.13 – ‘The Galery Show’
Pire épisode : 1.05 – ‘The Restraining Order’
Les points forts : Des personnages particulièrement
attachants et un casting plutôt efficace. Le pitch donne également lieu à des quiproquos assez cocasses. Et puis allez, je l’avoue, plus Christina Applegate en fait des tonnes, plus je
l’adore !
Les points faibles : Une sitcom bien trop banale, aux
situations déjà vues et revues dans des dizaines de séries. Bref, aucune originalité et surtout une atmosphère bien trop romantico-nauséeuse à mon
gout.
Conclusion : Samantha Who
aurait pu une sitcom drôle et stridente. Si elle reste agréable au visionnage, elle n’en demeure pas moins tristement commune, avec des intrigues
cousues de fil blanc et des dialogues désespérément plats et sans une once d’originalité. Dommage...
AVEC LA PARTICIPATION DE :
Cole (Sérieslive)
Tao (Critikseries.com)


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