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Parution de Une vie pour le cinéma, récit du cinéaste Jean-Jacques Annaud.

Parution de Une vie pour le cinéma, récit du cinéaste Jean-Jacques Annaud.

Plus de 500 pages pour un ouvrage paru hier et vendu autour de 23 euros : Une vie de cinéma, par le scénariste et réalisateur Jean-Jacques Annaud & Marie-Françoise Leclère.

Le livre est présenté ainsi par les éditions Grasset :

"« Il n’y a de grandes œuvres d’art qu’à l’ombre d’un grand rêve ». Jean-Jacques Annaud avait fixé le sien dès l’âge de neuf ans, quand, un peu crânement, il annonçait à sa mère qu’il serait cinéaste ou rien. Aujourd’hui, l’objectif est atteint et certains des films de cet enfant déterminé comme La guerre du feu, L’ours, Le nom de la rose, L’amant, Sept ans au Tibet, Stalingrad, Le dernier loup, ont fait rêver des millions de spectateurs dans le monde.

Une vie de cinéma revient, à la première personne, sur ce parcours étonnant. On y découvre un gamin rêveur issu d’un milieu modeste, un bourreau de travail, un homme d’audace et de passion qui, quels que soient les événements, heureux ou non, ne s’est jamais perdu de vue. Technicien hors pair, toujours à l’affût de nouvelles technologies, après ses études de cinéma (école de Vaugirard puis l’IDHEC, l’ancienne Femis) et une licence de lettres, Jean-Jacques Annaud a fait ses premières armes dans la publicité dont il deviendra une des stars avec quelque cinq cents spots à son actif. Mais, en chemin, il n’oubliait pas son ambition, le long-métrage, le « grand cinéma ». Ce sera, en 1976, La victoire en chantant, un premier film qui lui vaut l’oscar de meilleur film étranger.

Dès lors, tous les projets ou presque de ce voyageur infatigable le conduiront aux quatre coins du monde, en Côte d’Ivoire, au Canada, en Argentine, en Allemagne, en Espagne, au Kenya, en Italie, en Écosse, au Vietnam, en Tunisie, au Qatar, en Mongolie. Seul compte le sujet, qu’il aime universel. Résultat : il est sans conteste le plus international des réalisateurs français et l’un des plus célèbres. Jean-Jacques Annaud est aussi un remarquable directeur d’acteurs qui a su capter le talent des plus grands, de Patrick Dewaere à Sean Connery, de Ed Harris à Jude Law, de José Garcia à Brad Pitt, de Rachel Weisz à Patrick Dempsey. Il a aussi révélé nombre de jeunes comédiens inconnus comme Ron Perlman qu’il emploiera trois fois.

Enfin ce livre plein d’anecdotes dévoile les secrets, les exigences et les folies de la fabrique du cinéma : en se racontant, Jean-Jacques Annaud écrit un chapitre de l’histoire du cinéma mondial".

Extrait des premières pages :

L’illumination s’est produite l’année de mes 8 ans, un jeudi. Mon père était abonné à La Vie du rail et moi au Journal de Mickey dans lequel je vénérais l’adaptation en bande dessinée et quadrichromie de La Guerre du feu. Ce matin-là donc, le facteur dépose dans la boîte aux lettres mon Mickey et une grande enveloppe jaune contenant le catalogue annuel d’Odéon-Photo, un des meilleurs magasins de photo parisiens, où ma mère avait débuté. Avant même de lire Mickey, je regarde ce catalogue, et que vois-je à la fin ? Les merveilleuses machines de mes cousins, du 8 mm, du 9,5 et même du 16 mm ! Lorsque ma mère est arrivée pour déjeuner avec moi, je lui ai annoncé que plus tard je ferai du cinéma.

Elle n’a pas bronché, il en fallait plus pour la déconcerter quand il s’agissait de moi. Elle est allée dans la librairie la plus proche, a fait part de ma vocation toute fraîche à la vendeuse et s’est retrouvée abonnée à la revue Avenirs qui, numéro après numéro, détaillait les formations, filières, débouchés et salaires possibles pour tel ou tel type de profession. Un an plus tard, un numéro consacré aux métiers du cinéma a été publié. Là, première chose, ma mère feuillette le journal, elle regarde les salaires escomptés, les sommes lui paraissent si énormes qu’elle appelle le magazine pour qu’il corrige ces erreurs évidentes. On la détrompe, et la voilà encore plus embarrassée. Elle consulte ses amies qui toutes, à l’unisson, s’exclament : « Quel dommage, un si bon élève ! » Ma mère est tiraillée : quand on a la chance d’avoir un bon élève à la maison, on ne l’oriente pas vers des métiers incertains, qui, de toute façon, ne doivent pas être très honnêtes. Pour elle, tout cela sent le frelaté. Mais elle veut par-dessus tout me faire plaisir. Elle note donc le nom de l’école la plus prestigieuse, l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques), et, par téléphone, obtient un rendez-vous avec le directeur, Rémy Tessonneau.

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