Patrick Sébastien de nouveau sans langue de bois. Interrogé pour le Parisien par Marc Pellerin, il dit
avoir ressigné pour deux ans à un prix inférieur, sans clause d’audience, avec France 2. Il a baissé son salaire de 30%, zt les trois salariés les mieux payés de sa société ont accepté une
réduction de salaire de 10 %. "Pour le contenu, le contrat porte sur treize numéros de cabaret par émission, au lieu de quinze. Je ne peux plus payer 15 000 euros un numéro de cinq
minutes. Et je ne peux plus acheter les archives de l’INA".
Aberrant au vu de ses bons scores, juge-t-il. Ajoutant que lui, n’appartient pas au cercle des gens suffisants qui se refilent la galette, "je ne suis pas un copain de l’Etat. On me demande de
réduire le budget d’une émission qui marche quand des fortunes sont dépensées pour d’autres qui ne font pas d’audience".
Patrick Sébastien déclare qu'il a proposé plein de nouveaux projets. Si ce n'est le tournage d’un pilote du « Grenier de Sébastien », à partir d’archives de ses émissions. "Mon fils,
qui a 28 ans, le présentera. J’ai un autre projet avec lui : un magazine d’humour. Mais c’est difficile à France Télévisions. Il y a une volonté de bannir le divertissement". Il y a une
démarche politique, affirem-t-il : on fait tout pour faire peur aux gens. "J’ai été passionné par la télé mais je ne le suis plus. Dans ces conditions là, on ne peut plus l’être".