2 Février 2007
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France 2 propose ce vendredi soir un téléfilm français inédit, "Un flic".
Un pilote d'une future série si le public est au rendez-vous. Et une durée non pas de 52 mais de 90 minutes.
Dans le rôle principal, le comédien Gaëtan Kondzot.
Le début : Schneider, commissaire principal, insomniaque, roule la nuit sur le périphérique lorsqu'il reçoit un appel pour un quadruple meurtre sur un parking. La traque commence pour Schneider. Un face-à-face sans concession...
Les interprètes : Avec : Gaëtan Kondzot (Schneider), Marie-Gaëlle Cals (Alex), François Caron (Tourneur), Ivan Franek (Dragan), Fani Kolarova (Katia), Jean-Christophe Bouvet (Wolf), Cyril Lecomte (Campana), Lysiane Meis (Josiane) et Rona Hartner (Sarah).
Pour écrire l'histoire d'Un flic,le scénariste Hugues Pagan s'est inspiré d'un fait divers. Dragan, le tueur qu'affronte Schneider, a bien existé. "La réalité a bien du talent", clame le scénariste.
"Il y a deux sortes d'auteurs de polars : les cornéliens, qui décrivent la police telle qu'elle devrait être, et les raciniens, qui la racontent comme elle est. Je ne fais pas partie des cornéliens", précise Hugues Pagan, ex-prof de philo, ex-flic pendant 24 ans, divisionnaire au 4e PJ de Paris, devenu auteur de romans noirs et de scénarios. "Je peins le monde qui m'entoure. Assez désenchanté est un délicat euphémisme. C'est un monde qui devient de plus en plus brutal, où les gens essayent de conserver un axe moral".
"Schneider a un cap, une morale qui lui est propre, laquelle ne se laissera pas dicter sa conduite ; il en sait long sur l'âme humaine. Dans un monde où les faux-semblants et les mensonges font loi, lui reste lucide", souligne le scénariste. Et quand la frontière entre humanité et inhumanité se brouille, son flic résiste : "Cela s'appelle l'héroïsme". A la différence des policiers lisses, Schneider a "intégré" le mal...
Dans ce sombre univers, les femmes représentent les derniers remparts contre la folie. Sources de vie et de lumière, comme souvent dans les romans de Pagan, elles réveillent ou révèlent la tendresse et l'amour des hommes. Aussi ne sont-elles pas reléguées au rang de faire-valoir masculin ou de belles silhouettes sans âmes. La séduisante Alex (Marie-Gaëlle Cals), jeune capitaine qui rejoint la brigade de Schneider, incarne bien cette épaisseur féminine. "Elle sait ce qu'elle veut et agit en conséquence. Toujours en alerte et en mouvement, elle est sans concession, efficace, professionnelle, avec peut-être un petit côté emmerdeur. Elle a déjà dépassé le fait d'évoluer dans un milieu d'hommes", souligne son interprète. Alex, salvatrice, est venue rechercher l"homme qu"elle a quitté 7 ans auparavant. Schneider et elle redonnent alors vie à leur histoire d"amour, loin de s"être éteinte... Un souffle d'harmonie et d'espoir dans ce monde chaotique.
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Propos de Gaëtan Kondzot :
"Schneider, le personnage, n'est pas seul, il a la « brigade Schneider » du SRPJ local. Avec Tourneur (François Caron) et Alex (Marie-Gaëlle Cals), il forme un trio. Moi aussi, comme Schneider, je n'étais pas seul, mais bien entouré puisque je faisais partie de ce trio. Jouer Schneider représentait certes un défi personnel. Un challenge d'acteur d'autant plus fort qu'il s'agit de ma première véritable expérience télévisuelle. Mais chaque rôle, que ce soit le premier ou le second, celui de Richard III ou de Schneider, suppose une même responsabilité et une même exigence. En tout cas, il est clair que ce projet génial m'a extrêmement excité. Schneider est un personnage complexe avec beaucoup de zones d'ombre, un homme dont on a une compréhension parcellaire. Ce n'est pas n'importe qui. "
"« Schneider est un homme propre dans un monde qui ne l'est pas ». Cette phrase de Pagan est celle qui le définit le mieux. Schneider possède cette lucidité - tragique - de comprendre que le monde dans lequel il vit n'est plus à la mesure des valeurs, de la morale, que lui s'est forgée. Des valeurs et une morale que toute société, dans un idéal de justice, devrait avoir. Pour cette raison, sa confrontation avec des supérieurs hiérarchiques qui, par leurs fonctions, incarnent cette éthique mais qui la mettent à mal pour leur profit personnel, humilie sa conscience. Mais, toujours, « malgré tout », par conviction, il continue. Il a d'ailleurs un rôle en quelque sorte de « révélateur ». Il divulgue les manipulations, les mensonges et les déséquilibres de ce monde. C'est d?ailleurs ce qui est assez troublant dans Un flic, on navigue toujours à la limite du bien et du mal, de la loi et du hors la loi. Sur le fil du rasoir. "
"Il est rattrapé heureusement par la beauté et je pense que c'est ce qui le sauve. Ces moments paradisiaques que lui offre cette relation amoureuse sont les seuls, au milieu de ce désenchantement absolu, où il peut, l'espace d'un instant, déposer les armes. D'ailleurs, le regard qu'il porte sur les femmes m'avait touché dès la lecture du scénario. Il ne supporte pas la violence qui leur est faite. "
Interviews : Amélie de Vriese et Roman Turlure / France 2
Photos copyright France 2 / Bernard Barbereau..
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