28 Avril 2011
Un bijou. Mot employé par la rédaction du Parisien pour définir l'album de Catherine Ringer, "Ring n' roll". Un "magnifique album" qui sort lundi, trois ans après le décès de Fred Chichin.
Interrogée par Emmanuel Marolle, Catherine Ringer déclare qu'elle savait qu'elle voulait continuer son métier mais elle ne savait pas comment. "J’avais déjà fait des chansons à l’époque des Rita Mitsouko. Mais c’est comme si un chef d’entreprise perdait son associé. Pendant quelque temps, il ne sait pas s’il va pouvoir continuer seul".
L'artiste révèle avoir craqué l'an dernier, en allant travailler sur le disque aux Etats-Unis. Elle a eu un souci de billet d’avion à l’aéroport et elle a pété les plombs. "J’étais à cran. Il y avait eu la mort de Fred, la reprise de la tournée, la préparation de l’album. Je n’étais pas angoissée mais surexcitée plutôt. J’ai passé quatre semaines en internement psychiatrique avant quatre mois d’arrêt. Mon cerveau était un peu fatigué. Je devais me reposer".
A propos de l'album, une partie de la critique d'Emmanuel Marolle : "l’artiste a choisi la vie, l’envie, comme le montre ce premier enregistrement solo, où elle bouge, chante, sourit. « Ring n’Roll » passe ainsi du français à l’anglais, du rock torturé à la pop légère, de la chanson soyeuse à l’electro dansante. Puis soudain il y a le bouleversant « Malher », construit sur une symphonie de Gustav Mahler, où Catherine Ringer devient une interprète dévastée mais digne dans le chagrin. Elle offre là à son ancien complice des Rita Mistouko le plus beau des hommages".
A visiter : le blog musique d'Emmanuel Marolle.
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