13 Mai 2010
Plusieurs journalistes du
Parisien et d'Aujourd'hui en France, dont Emmanuel Marolle, ont interrogé Yannick Noah qui fait son retour avec le single "Angela", prélude à un album cet été et à un concert
au Stade de France. Au passage, Noah sera ce soir en live au Grand journal de Canal+.
A propos du nouvel album attendu fin août, il y aura deux chansons sur les sans-papiers, révèle Yannick Noah. "Ces mecs qui passent la frontière mexicaine ou que j’ai vu partir en radeau de la Havane lorsque j’étais à Cuba... Ceux que j’ai observé une fois au Cameroun, où l’avion a pris une heure de retard au décollage parce que des types étaient reconduits à la frontière. Ce sont des trucs qui me secouent. Et puis l’album se nourrira de l’énergie de la rue à New York, la stimulation de ces deux ans que j’ai passés de l’autre côté, spectacteur de tout cela".
Concernant sa situation fiscale, le chanteur rappelle qu'il paie ses impôts ici. "Fiscalement je suis ici, je ne suis pas à Las Vegas. C’est important pour les gens à l’heure du bouclier fiscal".
Autre sujet évoqué : les Bleus et Raymond Domenech. Des propos qui vont faire parler : selon Noah, le désamour, ce n'est pas les Français envers l'équipe nationale. Il croit surtout que c’est cette équipe qui n’aime pas le public. On ne peut pas demander aux gens, dit-il, d'aimer une équipe qui ne donne rien, à commencer par Raymond Domenech, mec plein de qualités mais qui n'aime pas le public. "Quand il parle à une caméra, il n’a envie que d’une chose, c’est de l’envoyer chier". Et comme nous sommes derrière la caméra... Noah fustige aussi le comportement des joueurs passant devant vous avec des énormes casques sur les oreilles et ne parlant à personne. "J’ai adoré les Bleus à l’époque de Platoche (Platini), de Zizou, mais ces Bleus-là ne me donnent rien"...
Comment voulez-vous parler à un mec qui gagne 15 millions d'euros par an, se demande-t-il ? "Il n’en a rien à faire. On a tout multiplié par dix. Un contrat ne vaut rien. Au bout de six mois, tu te barres. Un entraîneur ne vaut rien. Si deux joueurs s’unissent contre lui, ils valent tellement financièrement qu’ils le font sauter".
Quant à l'affaire Zahia, Noah parle de bal des faux-culs. S'il sortait du tiroir toutes ses histoires, il serait mort. Un moment, ajoute-t-il, il faut être un peu solidaires et ne pas laisser un mec se faire lyncher comme ça parce qu'il est allé voir un tapin.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
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