En fin de semaine denrière (vendredi 20 juin), Frédéric Ferney accordait un entretien au quotidien régional Nice Matin. Pour
Lionel Paoli, il revenait sur l'arrêt de son émission Le bateau livre sur France 5. Entretien réalisé
avant l'annonce de l'arrivée sur France 5 de François Busnel pour une nouvelle émission autour des livres.
Frédéric Ferney disait qu'à la rentrée, il ne restera que des émissions se servant des livres au lieu de les servir. Il faisait allusion aux programmes de Taddéi, Picouly, "à toutes ces
émissions - parfois de qualité - où le livre n'est qu'un prétexte, un support pour introduire les débats".
"Sous le mot culture, on met ce qu'on veut. Vous prenez un auteur à la mode, trois acteurs en promo et deux clowns : le tour est joué. C'est ce que fait Laurent Ruquier avec On n'est pas
couché. Le livre est une matière beaucoup plus exigeante".
A propos de France télévisions, Frédéric Ferney n'était pas tendre. Selon lui, lorsque les prétendus réformateurs se transforment en fossoyeurs, il faut résister, lutter. La disparition du livre
faisant partie des défaites qu'on paye des années après. "C'est aussi les symptômes d'une dérive inquiétante. A qui fera-t-on croire que l'avenir du service public passe par le recrutement de
Julien Courbet ?"
Il rappelait que la raison donnée pour justifier l'arrêt du Bateau Livre est une audience insuffisante. Tout en précisant qu'ils étaient gonflés, l'émisison étant programmée de plus en plus tôt
pour finir le dimanche matin à 8h50. "Qui peut bien regarder la télé à cette heure là ? On arrive quasiment après la mire..."
Tojours au cours de cet entretien, le présentateur soulignait que ça faisait trois ans qu'ils le faisaient ch***. "Un ponte de la chaîne m'a reproché de n'accueillir que des auteurs inconnus.
Désolé, je ne vois pas l'intérêt de me porter à la rescousse du succès ! Un directeur des programmes m'a même reproché de trop parler des livres !"
A l'issue de l'entretien, Frédéric Ferney estimait ne plus avoir sa place dans le paysage audiovisuel et que la culture de l'Audimat avait tout pourri.