14 Juin 2006
![]() |
Le CSA a décidé de décompter le temps de parole du président de l'UDF François Bayrou dans celui réservé à l'opposition. C'est ce dont informe l'AFP ce mercredi, un courrier du Conseil présidé par Dominqiue Baudis ayant été adressé aux chaînes de télévision et aux radios .
Selon la lettre, le Conseil a décidé d'imputer les interventions des onze députés UDF ayant voté la censure au temps de parole de l'opposition parlementaire," conformément au principe de référence adopté en 2000 pour l'appréciation du pluralisme, qui prévoit que l'appartenance à la majorité ou à l'opposition parlementaire s'applique à des personnalités et non à des formations politiques".
En dehors de la campagne officielle, le CSA a fixé les règles suivantes : le temps de parole des hommes politiques à la radio et à la télévision est réparti en trois tiers :
- un pour le gouvernement ,
- un pour la majorité ,
- un pour l'opposition.
Le temps de parole des hommes politiques parlant au nom de l'UDF était jusqu'ici compté au titre de la majorité.
Cette nouvelle disposition s'applique à partir de ce jour. Les interventions des personnalités de l'UDF pour la période du 16 mai au 13 juin sont neutralisées.
François Bayrou a réagi cet après-midi. Il y voit une décision sans queue ni tête et y voit le signe d'une "dérive inquiétante d'un parti qui a tous les pouvoirs".
Le Parti Socialiste juge inacceptable cette disposition .
Voici le communiqué officiel du PS :
"Le CSA vient de devenir une instance politique et perdre ainsi toute son indépendance.
En faisant le choix curieux de placer François BAYROU dans l’opposition, le CSA vient d’obéir à un ordre. Il obéit à une injonction de l’Elysée, de Matignon et du Président de l’UMP.
Cette décision est inacceptable, le temps de parole de François BAYROU ne peut pas être décompté du temps de parole de l’opposition, car ce qui compte ce n’est pas telle ou telle péripétie de la vie parlementaire, mais le choix fait par les dirigeants politiques et les électeurs. Et jusqu’à plus ample informé, l’UDF n’a jamais choisi l’opposition. En conséquence, il n’appartient pas au CSA de se substituer ou de donner son avis sur telle ou telle prise de position.
Le CSA n’est pas le censeur de la vie politique.
Nous demandons donc au CSA d’annuler le plus rapidement possible sa décision.
Communiqué de Julien DRAY, Porte Parole du Parti socialiste"
Le CSA est-il dans son rôle en prenant une telle mesure ?
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog