La rentrée délicate des animateurs-producteurs

 

 

 

 

Un article à lire intégralement dans le Figaro ou sur le site lefigaro.fr, sur ce lien.

 

 

"Dépôts de bilan, restructurations, nouvelles alliances et trahisons… Le mercato de cet été a fait des dégâts par les animateurs roi du PAF.

Il est  l’un des rares survivant à l’hystérie du mercato. Certes, Guillaume Durand a dû baisser le prix de son émission culturelle Esprits Libres, ramené de 145 000 à 115 000 euros l’unité. Mais en échange, Patrick de Carolis, le président de Francetélévisions, ne lui réclame plus d’audience minimum. « Du coup, Esprits Libres est sûre d’être à l’antenne chaque vendredi soir jusqu’en juin 2007; le chiffre d’affaires de ma société est garanti», confie de sa voix rauque Guillaume Durand, PDG de GD productions. Comparé aux autres animateurs-producteurs, ce spécialiste de la culture a bien résisté à l’onde de choc des transferts. Ce n’était pas le divertissement, spécialité des animateurs-producteurs, qui est passé de mode au profit des séries Les Experts.  

Conséquence, ceux qui comme Guillaume Durand ont décroché une émission régulière et donc un chiffre d’affaire pérenne s’estiment heureux. Marc-Olivier Fogiel, le président de Paf productions, a réussi à en placer trois : T’empêches tout le monde de dormir sur M6; + Clair et L’Hebdo Cinéma sur Canal +.  
 
Ceux qui n’ont pas cette chance se consolent avec des prime-time. Christophe Dechavanne, PDG de Coyote, a signé pour plusieurs 20 heures 50 sur TF1. En terme de chiffre d’affaires, c’est intéressant : les chaînes achètent les prime-time entre 600 000 et 900 000 euros l’unité. Mais pareil lot de consolation est un cadeau empoisonné car les charges (location du studio, décoration du plateau, techniciens..) ne sont pas amortissables sur la durée.
 
Pour ne rien arranger, Endemol continue d’occuper un grand nombre de cases, au point d’avoir à la même heure, deux émissions en concurrence frontale sur TF1, avec la Star Ac, et sur France 2, avec Un monde presque parfait. (...) Autre regret pour les stars du PAF, le mercato n’a pas entraîné de flambée des prix! « On aurait pu imaginer une surenchère, mais les prix n’ont pas évolué plus que le coût de la baguette », remarque Franck Firmin-Guion, le directeur des programmes de flux de TF1. Résultat, toutes les sociétés des animateurs-producteurs, y compris celle de Jean-Luc Delarue (Reservoir Prod) née à l’époque des contrats faramineux de Francetélévisions, sont en mutation. " ( extraits de l'article de Léna Lutaud )
 
 
 

"Ils déposent le bilan".

Evelyne Thomas voulait devenir productrice. C’est raté. Faute de concepts, ses deux sociétés, 2 secondes production et Factory programmes, ont été mises en liquidation judiciaire en mai et juin dernier. Elle anime aujourd’hui une émission quotidienne, Chacun a sa place, sur RT9 et «reste en contrat d’exclusivité jusqu’en septembre 2007 chez nous », explique Pascal Bataille, codirigeant d’Unimedia aux côtés de Laurent Fontaine.  Après l’arrêt du Vrai Journal sur Canal +, Karl Zéro n’a pas encore déposé le bilan de la Société du spectacle, qu’il possède à 50-50 avec Endemol, mais c’est tout comme. Dix de ses treize salariés sont déjà partis. Les trois derniers s’attendent «à être licenciés d’un moment à l’autre ». Le trublion n’a décroché aucune commande pour cette rentrée.

"Ils divorcent"

Ils s’adoraient et travaillaient ensemble depuis des années. Il inventait les émissions, elle les produisait. Lors du mercato, Thierry Ardisson a claqué la porte de Francetélévisions pour partir sur Paris Première et sur Canal +. Catherine Barma en est informée par hasard tout comme elle découvre par hasard qu’elle ne produira pas Salut les Terriens, le nouveau talk-show hebdomadaire d’Ardisson que Canal + aurait payé 180.000 euros par émission. Depuis, ils ne se parlent plus. «Catherine ne pouvait pas à la fois produire les émissions On a tout essayé et On n’est pas couché de Laurent Ruquier et la mienne sur Canal + », estime Thierry Ardisson. Le divorce est consommé. (...)  Ardisson a «joint l’utile à l’agréable» en confiant la production de Salut les terriens à Télé Paris dont il détient 44%. Un investissement dont l’homme en noir se félicite tous les jours. Dirigée par Stéphane Simon (propriétaire de la majorité du capital), Télé Paris est l’une des plus belles réussites du PAF.

 

"Ils se diversifient".

Ceux qui ont résisté ont su se diversifier sur les nouveaux créneaux porteurs comme la fiction (Jean-Luc Delarue) et le jeu (Nagui). France2 a acheté  à Sébastien onze Cabaret et six primes, à 600.000 euros l’unité.

Du côté des sciences, Mac Lesggy vend toujours E + M6 et des primes à M6, mais atteint 5 millions d’euros de chiffre d’affaires « grâce à des films d’entreprises pour des groupes comme Danone. »

 

"Ils se lancent"

Laurence Ferrari et Arthur rejoignent le club des animateurs-producteurs indépendants. En quittant TF1 pour Canal +, Laurence Ferrari en a profité pour créer avec Lorraine Willems, ex directrice de la communication de LCI et de RTL, sa société de production Story Box. Outre l’émission politique Dimanche +, sur Canal +, «nous allons aussi produire des programmes pour d’autres chaînes », explique le duo. Quant à Arthur qui a quitté la vice-présidence d’Endemol, il investira sa fortune dans le cinéma et dans des one-man shows.

 

"ils se restructurent"

Pascal Bataille et Laurent Fontaine, co-dirigeants d’Unimedia, ne s’en cachent pas : «Nous connaissons quelques revers.» Leur joint-venture avec Evelyne Thomas a déposé le bilan. Tout comme VM, leur filiale spécialisée dans les émissions scientifiques (E = M6, Savoir + Santé, Les Grandes énigmes de la science). Pour ne rien arranger, Sébastien Cauet a renégocié son contrat de coproduction pour la Méthode Cauet. «Jusqu’à présent, le chiffre d’affaires et la marge de cette émission transitait par notre société. Puis nous en reversions 50% à Sébastien Cauet», détaille Pascal Bataille. Ce circuit a été inversé. Nous sommes devenus des prestataires de service. Du coup, notre chiffre d’affaires va chuter de 22 à 18 millions d’euros d’ici fin 2007.» Le duo a tout de même de quoi se consoler. Leurs banquiers restent confiants puisqu’ils leur ont prêté de quoi se diversifier dans la fiction en achetant Galaxy 7, la société d’Anne Evrard, ex-directrice générale du groupe Carrère. Des tournages pour M6 et France2 sont prévus. TF1 a commandé 20 secondes parties de soirées comme Y a que la vérité qui compte. A 170.000-200.000 euros l’unité, c’est toujours bon à prendre. Des prime-times sur Francetélévisions sont prévus tout comme un partenariat avec Daniela Lumbroso.

 

 

DOSSIER TRES COMPLET A LIRE GRATUITEMENT SUR LE SITE DU FIGARO.

 

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L
Une team Bataille Fontiane Lumbros AU SECOOOOURRSS !!!!!!!
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O
J'ignorais qu'on pouvait consulter gratos sur le Figaro :)) Merci pour le lien !
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J
Il y a aussi Castaldi et Flavie ;)
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