La meilleure façon de marcher : Gael Leiblang et la "Grande Muette"

 

 

 

 

Diffusion : France 3. Première partie le 20/11 à 20h55. Seconde à 21h50.

 

La grande muette  a changé : devenue armée de métier, elle est confrontée à de nouveaux besoins mais aussi à de nouvelles ambitions en matière de formation.



Comment l’armée, devenue l’un des premiers employeurs de France, recrute-t-elle ? Quelles perspectives offre-t-elle aux jeunes volontaires ? Pendant plusieurs mois, Gaël Leiblang a filmé le recrutement et la formation de quatre jeunes engagés. Ils ont entre 18 et 25 ans et ont tous choisi de devenir parachutistes. Cette série retrace les cinq mois qui ont transformé à jamais la vie de Marie-Charlotte, Jérémy, Corinne, Christopher et de leurs familles.



Le réalisateur Gaël Leiblang évoque le documentaire :

 

Exempté du service militaire, je connaissais assez mal l’univers de l’armée, mais j’étais attiré par le dynamisme qu’il dégage, ses décors extérieurs, ses scènes d’action et ses personnages hauts en couleur. Mon parti pris était d’avoir une approche humaine, d’appréhender la réalité de l’armée française à travers ses individus, et ce, dès leur phase de recrutement. Comment intègre-t-on aujourd’hui les rangs militaires ? Quels sont les profils des jeunes recrutés ? Comment sont-ils ensuite formés ? Ce film est un projet de longue haleine qui s’est étalé sur une année, dont six mois de tournage. J’ai commencé le montage avec plus de 200 heures de rushs. Un travail en profondeur qui me permet aujourd’hui de proposer une approche inédite de « la grande muette ». Des différentes étapes du recrutement jusqu’à la fin de la formation, j’ai suivi, en temps réel, le parcours de quatre personnages. Ces derniers n’ont pas été sélectionnés suite à un casting mais se sont imposés d’eux-mêmes au fur et à mesure du tournage. Ma seule volonté de départ était le choix d’une unité de lieu : les parachutistes du premier RCP (Régiment de chasseurs parachutistes) basé à Pamiers (Ariège). Cette caserne me permettait, d’une part, de donner une force supplémentaire au film, celle du corps d’élite. La formation des paras est encore plus rude que celle des autres régiments. D’autre part, offrir une dimension aérienne, très séduisante en termes d’images.

Depuis la fin du service militaire, l’armée est devenue l’un des premiers recruteurs de France. Confrontée à des besoins précis d’effectifs d’hommes et de femmes, elle organise plusieurs fois par an — et dans chacun des régiments — des plans de recrutement de jeunes volontaires avec lesquels elle signe des contrats de travail assortis de périodes probatoires. Comme toute entreprise, l’armée opère une sélection à l’entrée. Mais celle-ci se distingue par son intensité et sa durée. Les tests médicaux, psychotechniques (logique, raisonnement, rapidité…), de personnalité et les épreuves sportives (suspension pour les filles et tractions pour les garçons) s’échelonnent sur trois mois et restent très marquants pour les postulants, notamment chez les parachutistes. J’ai vu des jeunes recalés pour avoir les jambes arquées. Le recrutement me paraissait une étape fondamentale dans ma démarche. Sans lui, ce film aurait été, je pense, beaucoup moins fort. Il permet de s’attacher aux personnages. Qui sont-ils ? Quel est leur environnement familial ? Quelles sont leurs motivations pour s’engager chez les paras ? Pour entrer en contact avec de jeunes volontaires, j’ai sélectionné le CIRAT (Centre d’information et de recrutement de l’armée de terre) de Versailles. Le repérage des personnages du film s’est ensuite basé sur le principe de l’entonnoir. Pendant plusieurs semaines, j’ai filmé les entretiens d’une cinquantaine de jeunes intéressés par les paras, mais également les opérations de mobilité dans les collèges et les lycées. Au final, seule une poignée d’entre eux a été admise à suivre la formation, parmi lesquels Marie-Charlotte, Christopher et Jérémy, trois des héros. J’ai découvert la quatrième, Corinne, directement à la caserne de Pamiers.

C’est l’une des bonnes surprises de ce tournage. Les jeunes volontaires ne sont ni des idiots en échec scolaire, ni des têtes brûlées, mais des individus en quête d’aventure, de cadre, d’une nouvelle famille ou encore d’une vie en groupe. Chacun des héros est issu d’un environnement très différent. Jérémy est orphelin et sans diplôme. A contrario, Marie-Charlotte est bachelière et membre d’une famille soudée, nombreuse, catholique. Christopher est fils de militaire et veut suivre les traces de son père. Enfin, Corinne est une jeune maman qui vient chercher une structure de vie stable à offrir à son fils. Avec chacun d’eux, une relation de confiance s’est installée. Mais elle n’est pas le fruit du hasard. Le fait de les avoir rencontrés lors du recrutement, dans leurs familles, avant qu’ils ne revêtent l’uniforme des paras à Pamiers, a vraiment tout changé. Ils se sont livrés plus naturellement. De même, si nous avions démarré le tournage à la caserne, nous n’aurions pas pu nous identifier de cette façon aux héros. Ce sont des jeunes gens comme tout le monde que nous accompagnons dans leur apprentissage de la vie militaire. C’est vrai qu’avec Corinne nous n’avions pas ce même passé. Mais elle est une grande gueule et, dès son entretien d’entrée, j’ai appris en direct qu’elle avait un fils de 4 ans. Cette maternité donne un enjeu très fort à sa démarche.

Accompagné d’un preneur de son, Laurent Langlois, j’ai tourné de janvier à juin 2006, dont trois mois en immersion à la caserne de Pamiers. Sur place, mon parti pris était d’être ni du côté des jeunes ni de celui des militaires. Je ne devais pas tomber dans le film institutionnel, pas non plus dans le film de guerre. Dès notre arrivée, un climat de confiance s’est installé avec les soldats et les chefs instructeurs. Nous avions toujours la caméra avec nous, même si elle ne fonctionnait pas. En tournage en immersion, c’est important d’avoir toujours le matériel pour éviter qu’il y ait des moments « off » et des moments « in ». Les gens s’habituent à sa présence et ne sont plus surpris quand elle tourne. Cela nous permet aussi d'obtenir des scènes riches et intenses, comme par exemple les filles dans leur chambre qui prennent un fou rire à la vue de leur paquetage, ou encore lorsque Christopher encourage Corinne à poursuivre la marche alors qu’elle craque nerveusement. L’essentiel était de restituer l’équilibre tel que je l’ai vécu lors du tournage avec des séquences positives et négatives pour l’armée. Celle-ci a vraiment joué le jeu, me laissant toute liberté de tournage au sein du régiment. J’ai filmé 24 h sur 24 et aucune porte ne s’est refermée devant moi, même lors de moments durs comme les réprimandes des soldats. Je pense que la force du documentaire repose sur cette confiance accordée de part et d’autre.


4 x 52 min.
réalisé par Gaël Leiblang / une production CAPA avec la participation de France 3

 

 

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C
slt a tous merçi a ceux qui ont apprécier ce reportage.moi je voulez juste dire un grand merci au réalisateur gaél!!!!<br />  
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P
"Citoyen" ce mot nous vient de<br /> la Grèce<br /> antique. Et plus particulièrement de la citée d'Athènes.<br />  <br /> <br /> Cela désignait : l'homme qui défend la citée. Et qui plus que ces soldats français (filles et fils de<br /> la République<br /> ), peuvent prétendre à ce qualificatif.<br />  <br /> <br /> Ne nous trompons pas, en simplifiant et réduisant ces soldats à une bande d’abrutis, qui n’apprennent qu’a tué. Vous porter atteinte à leur dignité de citoyens et d’être humain.<br />  <br /> <br /> La réalité est toute autre, ces jeunes qui sont à l’instruction, sont issus de notre société, moderne, riche et surtout beaucoup plus confortable que les pays où ces jeunes soldats (filles et  garçons) vont être envoyés.  Leurs instructeurs le savent et  les préparent à affronter dans la mesure du possible les crises et les conflits auquel<br /> la République<br /> les enverra. C’est mission sont décidé par vous, moi, nous en somme car nous votons et par ce biais nous décidons où et comment nos soldats agissent au nom de<br /> la France<br /> c’est à dire en nos noms. Ces citoyens eu servent<br /> la République<br /> , ils n’ont pas le droit de faire grève, pas le droits d’émettre d’opinion politique. Pour que nous citoyens français ayons la chance de vivre dans une démocratie, peut être  elle n’est pas parfaite, mais comparée au reste des nations du monde<br /> la France<br /> est bien lotie. Notre société prône la tolérance c’est bien, alors tolérer ces femmes et ces hommes qui avant d’avoir des droits ont surtout des devoirs, afin que leurs concitoyens (vous, nous, leurs familles) puissent continuer à vivre en paix et jouirent de cette liberté que beaucoup nous envies. Vous verrez que si ont leur tend la main, ces soldats ne vous la refuseront pas. La tolérance cela aussi.<br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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L
Très bien ce documenaire ! Si l'incident de Laon est regrettable, il ne faut pas non lus trop jeter la pierre à l'ensemble de notre armée : des incidents de genre sont rares, alors qu'il s'agit d'un milieu très masculin, de gens agguerris, que l'on forme à se battre, à obéir à leur supérieur mais à ne pas se laisser faire. C'est donc d'autant plus méritoire pour eux qu'il n'y ait que très rarement de tels incidents.<br /> L'armée a besoin de se sentir soutenue par le reste de la population car on ne parle d'elle que lorsque ça va mal : vol à la BCEAO en Cote d'Ivoire, meurtre d'un coupeur de route toujours en Cote d'Ivoire, prétendue inaction fautive au Rwanda, etc. Rappelons-nous qu'elle agit sur tous les terrains pour attaquer des ennemis (Afghanistan, auparavant Kosovo), protéger des populations civiles en s'interposant, évacuer des ressortissants français, reconstruire après des guerres, former de nouvelles armées étrangères pour assurer une paix durable,etc. Toujours avec disponibilité, malgré des risques fous.<br /> Par ailleurs, la police des polices n'a rien à voir là-dedans puisqu'elle n'est pas compétente pour enquêter sur l'armée mais bien sur la police...
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I
mére de militaire dans les para à carcassonne depuis peu  et  j'avais besoin d'une emission comme celle ci pour mieu comprendre merci pour ce documentaire qui m'aide à comprendre mon fils
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J
C'est excellent !
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V
ça a l'air pas mal ce doc.
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A
Ah je sais que je parlais pas de ton anecdote tkt ;)Ouais je sais j'ai une vision caricaturale mais y'a un fond de vérité ...
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E
Anonyme, tu n'y es pas du tout...je reprends : mi-septembre, des gens de Pamiers étaient en entrainement dans le nouveau camp de Sissonne dans le Nord de l'Aisne. Le soir, ils prennent des jeeps (ce qui est interdit) pour descendre manger sur Laon et en sortant du resto, hop ils font un petit rodéo dans les rues de Laon, bah tiens...du coup ils se font repérer par les flics, alcolémie positive, au poste!<br /> Mais bon les copains du gars arrêté ça leur a pas plu donc ils ont commencé à vouloir forcer les portes du commissariat pour aller libérer leur collègue, les flics les ont (difficilement) mis dehors et donc ensuite ils ont fait le siège du commissariat...<br /> Ca c'est pour les faits...pour le reste de ton commentaire, je trouve que tu as une image très caricaturale de l'armée, ils ont plus un rôle de défense de population voir de reconstruction comme au Liban de nos jours.
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A
Tu fais quoi dans la vie papa? Soldat. Ca veut dire que tu fais quoi quand t'es pas à la maison? Je tue des gens en temps de guerre et le reste du temps je m'entraîne pour la prochaine guerre.Nan mais sérieux .. (Ceci est une fiction, j'ai une vision enfantine, utopiste ...bouh c'est mal; donc je préfère vous montrer mon avis comme ça)J'te comprend E. je sais que la police des polices existent mais bon.. en général porter plainte contre qq de pouvoir ne porte ses fruits qu'après X plaintes et encore pas toujoursOn paye les gens pour qu'ils tuent ...A la nuit du zapping j'ai vu (dans chais plus quelles émissions documentaires) des flics dire à des jeunes, non sans les violenter au passage "Ta gueule, t'as pas envie de finir dans un transformateur hein? Alors ta gueule" > si c'est de l'humour, j'ai pas le même qu'eux...Je sais j'suis hors sujet mais bon j'avais envie de réagir
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E
Je me demande si parmi leurs officiers y'a les débiles profonds qui ont attaqué un commissariat de mon département ( à Laon) parce qu'ils étaient pas contents qu'un des leurs aient été arrêtés après un rodéo en ville...<br /> Désolée de casser l'ambiance, j'ai rien contre l'armée mais après avoir lu Pamiers j'ai pu m'empêcher de repenser à ça, parmi les gens qui seront peut-être en train d'apprendre des valeurs à ces jeunes dans le documentaire y'aura ptêt ces crétins!
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F
La suite le lundi suivant je suppose ?
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