12 Mars 2007

Téléfilm bouleversant sur TF1 ce lundi, qui conte le destin d'une femme exceptionnelle, Sabine Zlatin. La dame d'Izieu. Cette oeuvre avec Véronique Genest sera diffusée ce lundi 12 mars. Seconde partie dans une semaine.
Voici le résumé d'un journal belge, La dernière heure :
"1941. Sabine Zlatin est française, d'origine juive polonaise. Infirmière militaire jusqu'à ce que les lois antijuives soient promulguées par le gouvernement de Vichy, Sabine décide de se battre pour les autres, le jour où elle assiste à l'arrestation sommaire d'une famille polonaise. Elle rejoint alors l'OSE, un organisme chargé de sauver les enfants juifs qui sont enfermés dans des camps de transit. Là, elle est confrontée pour la première fois à l'horreur. Dans le froid, sous une tente, attendent de sortir des dizaines d'enfants, couverts de boue, affamés. Sabine ne peut les sauver tous à la fois. Alors, elle trouvera le moyen, lors de chacune de ses visites, d'en faire passer d'autres, en cachette, par-dessus la barrière. Et puis, bien vite, il faudra trouver un toit à ces enfants toujours plus nombreux. La maison d'Izieu les accueillera. Sabine, en prenant la direction des lieux, devient la dame d'Izieu.
6 avril 1944. Des soldats allemands débarquent à la Maison d'Izieu. Klaus Barbie a commandité cette rafle. 44 enfants et sept éducateurs sont arrêtés. Seule une adulte en réchappera. Le mari de Sabine, qui avait ouvert avec elle la Maison, n'aura pas cette chance. Sabine Zatlin, elle, n'était pas présente le jour de la rafle. Sentant qu'un drame allait prochainement se produire, elle était partie chercher de l'aide auprès d'un abbé. Aujourd'hui décédée, la dame d'Izieu demeure l'une des plus belles figures de la lutte contre l'antisémitisme.
Véronique Genest, qui se vieillira pour le procès de Klaus Barbie en 1987, trouve ici son rôle le plus poignant. Un téléfilm historique en deux parties à ne pas manquer. "
Véronique Genest dit que ce projet est né d'une envie commune de Takis Candilis, Jean-Pierre Guerin, son mari et elle même. Elle a choisi d'interpréter le personnage de Sabine Zlatin pour faire revivre la mémoire de cette femme et de ces enfants "qui, mis à part le procès de Klaus Barbie,n'ont pas eu de sépulture".
Selon la comédienne, La dame d'Izieu est un film très humain, qui participe au devoir de mémoire. "Il est simple, sans grandes scènes. Tout repose sur le quotidien des protagonistes. Sabine Zlatin est emportée par son destin dans une fuite en avant. Elle croise Léa, sauve des enfants, puis elle est contrainte de s'enfuir. Elle fait partie de ces héroïnes qui ne font pas fait d'armes. Elle a poursuivi son combat jusqu'à sa mort en 1996 pour véhiculer la mémoire de tous ces enfants. Je ne suis pas juive, mais il n'y a pas besoin de l'être pour comprendre. Ce film délivre avant tout un message : on ne tue pas un enfant, un innocent parce qu'il n'est pas de la même conviction ou de la même origine que soi (...) Je pourrais refaire le film sur un autre évènement avec d'autres personnages issus d'ethnies différentes. Je me suis investie dans cette histoire car elle s'est déroulée en France et qu'elle est l'exemple type de ce que je hais. Mais en cherchant dans l'Histoire, pas plus loin qu'aujourd'hui,je peux malheureusement retrouver des faits semblables "
A lire (archives Huma ) :
"La dame d'Izieu s'est éteinte" (septembre 1996).
Le site du musée-mémorial des enfants d'Izieu.

(photos cop. Sam et Compagnie)
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