16 Mai 2007
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Mercredi 16 mai, Mireille Dumas consacrera la première partie de son émission Vie privée, vie publique sur France 3 aux "secrets intimes révélés" par des peoples...
Artistes, animateurs, stars du sport, ils sont de plus en plus nombreux à dévoiler dans la presse ou dans un livre leur vie privée et leurs secrets les plus intimes. Pourquoi le font-ils ? Quelles relations entretiennent-ils avec la presse people qui se nourrit de leurs confidences ? Avec Catherine Laborde, la baronne Nadine de Rothschild, la journaliste Annie Lemoine, Christophe Dominici, la comédienne Fiona Gélin, l'écrivaine Tristane Banon. Et des personnalités de la presse et de l'édition, Catherine Rambert et François Busnel.
En seconde partie, rencontre avec Bernadette Laffont. Pour la première fois, la comédienne parle de cet événement tragique que fut il y a 20 ans la disparition de sa fille Pauline et de ses démêlés avec la presse de l?époque. Elle revient sur toute sa vie, et ses cinquante ans de carrière.
Concernant Annie Lemoine, dans Les Heures chaudes, son troisième roman, elle évoque la passion amoureuse et ses dérives jusqu'à l'extrême violence. « Au moment où j'écrivais, je ne me rendais pas compte de ce que j'étais entrain d'écrire. Ce n'était pas prémédité. Après une longue gestation silencieuse, j'ai écrit sans m'arrêter pendant plusieurs semaines ». C'est en relisant les pages qu'elle vient de noircir qu'elle réalise qu'elle a fait vivre à son héroïne ce qui lui est arrivé à elle, Annie Lemoine, quelques années auparavant, une histoire vécue mais évacuée, une rupture brutale qui a failli lui coûter le vie. Un secret bien gardé qui ressurgit dans l'acte d'écrire.
C'était il y a quinze ans. Annie Lemoine entame une relation amoureuse exclusive, très exclusive, trop à son goût : « L'homme qui était en face de moi était très possessif. Et puis un jour je me suis aperçue qu'il n'y avait que moi qui l'intéressait, qu'il ne se mélangeait pas avec mes amis. » A tel point que la journaliste veut interrompre cette relation étouffante et décide de rompre au téléphone : « Il m'a dit ce serait bien qu'on se voit pour en parler. » Ils se voient effectivement, et la folie possessive de son compagnon explose : « Il m'a fracassé la tête. J'ai cru que j'allais finir ma vie à cet instant-là. J'ai pensé aux gens que j'aimais, que je ne serais plus là pour leur expliquer, eux qui croyaient que c'était une histoire merveilleuse, passionnelle. » Si les anges gardiens existent, celui d'Annie Lemoine était particulièrement vigilant : « J'ai été sauvée par quelqu'un qui est entré dans l'appartement et qui a maîtrisé mon agresseur. Les médecins m'ont dit que j'avais eu beaucoup de chance. »
Aujourd'hui, Annie Lemoine est totalement apaisée et sereine. Cet événement traumatique a été décortiqué, analysé et assumé. Et s'il a eu des incidences, il fait désormais partie de sa vie. A tel point que, pour la journaliste, « pouvoir le dire aujourd'hui, c'est dire aussi : "Je vais bien. Je vais très bien !" ».
Crédit photo : Gérard Bedeau / France 3.
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