27 Avril 2007
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Au lendemain de la décision de Canal+ de ne pas diffuser le débat avec Ségolène Royal et François Bayrou, les réactions se multiplient.
Dernière en date, celle de François Bayrou "himself"...Invité de RTL dans l'émission de Jean-Michel Aphatie, il a jugé que l'annulation de son débat avec Ségolène Royal est du à des "manipulations et des intimidations de Sarkozy". ""Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi, j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là qu'on en est". Interview à écouter ici.
Libération consacre sa Une ce matin à "l'affaire". Selon le quotidien, Michel Denisot, mercredi, sitôt la conférence de Bayrou terminée, lui laisse un message sur son portable :" «Allô, ce n'est que Michel Denisot, lui dit-il, vous avez antenne ouverte sur Canal.» Parallèlement, i-Télé, la chaîne infos filiale du groupe, offre aussi ses services." Mais cela a vite été un sac de noeuds..."Si, au cours du débat avec Bayrou, Royal parle trente minutes, Sarkozy devra se voir allouer trente minutes sur la même chaîne au nom de l'égalité. Et ce, avant dimanche puisque les temps de parole sont décomptés chaque semaine.Ça se complique avec Bayrou. Comment calculer son temps de parole ? Le CSA pourrait le neutraliser, le compter pour du beurre. Sauf s'il annonce qu'il vote Royal. Auquel cas, il devient soutien de la candidate socialiste et chaque minute de Bayrou doit alors donner lieu à une minute de Sarkozy ! "
Libé écrit que "Face à ce sac de noeuds, Canal + a fini par jeter l'éponge. Selon l'entourage de Ségolène Royal, la chaîne cryptée a justifié sa décision par... un refus de l'UMP et de Nicolas Sarkozy de s'exprimer." Le CSA a alors réagi via un communiqué. Pour démentir être intervenu auprès de C+. Jack Lang de son côté parle de pressions politques et d' "une atteinte intolérable à la liberté d'information".
"des pressions politiques sont exercées pour empêcher cette libre confrontation entre deux personnalités nationales. L'Etat Sarkozy se croit déjà tout permis.» Furax chez Royal, on l'est aussi chez François Bayrou : «Il ne peut pas accepter ce genre d'intervention. Il pense que quand on interdit quelque chose, il faut le faire, il ne se couchera pas. La télévision n'appartient pas à quelque force de pression que ce soit.» Julien Dray, autre conseil de Royal, affirme que le débat se tiendra «d'une manière ou d'une autre». "
Toujours selon le quotidien Libération, "le candidat UMP a vite été soupçonné hier d'être le principal responsable du pataquès entourant l'organisation du débat Royal-Bayrou. Le staff de Sarkozy ne cache pas qu'il voit d'un fort mauvais oeil la tenue d'une telle rencontre. Surtout, les sarkozystes n'avaient aucune envie qu'elle se tienne sur des chaînes comme Canal + et i-Télé, réputées être plutôt regardées par un électorat de classes moyennes «bobos» oscillant entre les votes Bayrou et Royal... Disposer d'un temps d'antenne équivalent en réponse sur ces canaux-là intéresserait donc moins le candidat UMP. Deux de ses proches ne se sont pas privés hier de relayer ce message, tant auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) que des chaînes elles-mêmes. Le patron du CSA, Michel Boyon, ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, aurait ainsi eu une conversation avec un lieutenant de Sarkozy. Celui-ci lui aurait fait comprendre, sans grand mal, qu'il serait de bonne politique que le débat Royal-Bayrou ne se tienne pas. Le même type de message aurait été relayé par un autre conseiller de Sarkozy du côté de la Chaîne parlementaire et de Public Sénat, un temps intéressées par l'organisation de ce face-à-face, ainsi que vers une chaîne de la TNT susceptible de se mettre sur les rangs."
Articles complets de Libération sur ce lien.
Ecoutez l'émission de RTL avec Bayrou et Aphatie.
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