12 Août 2011
Dans une interview parue tout récemment dans le quotidien Nice Matin, Nicolas Bedos déclare qu'à partir du moment, dans le métier d'humoriste, où l'on décide de ne pas être Anne Roumanoff ou Gad Elmaleh, on prend le risque de ne pas faire l'unanimité. Il existe une peur, ajoute-t-il, et à la télé, elle est semblable à celle de la société. "Tout le monde flippe de perdre son strapontin. Aujourd'hui, avant de la ramener, il faut aussl penser à la promo de son prochain long-métrage, les contrats publicitaires...Je n'ai pas la liste de tous mes faits d'armes ou mecs connus écorchés, comme Nagui, Arthur, Copé, mais chaque nom cité vaut cher..."
Contrairement à la scène où les artistes bénéficient d'une impunité que Nicolas Bedos jalouse, à la télé les conséquences sont immédiates. "L'époque est à la frilosité, à la trouille du pouvoir..." Il ne faut pas se leurrer selon lui : nous avons un Président plus attentif à ce que les humoristes font que ses prédécesseurs. "Le Président voit mes chroniques. On me rapporte des trucs là-dessus...J'imagine pourtant qu'il a autre chose à foutre !"
Crédit photo © France 2 / Laurent Denis
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