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Ces émissions que vous ne verrez jamais...

 

 

 

 

"Refus de chaînes", un article à lire dans son intégralité sur ce lien menant à Télérama.fr ( ou en cliquant sur l'image ). Un article d'Hélène Marzolf sur les téléfilms et docs produits pour les chaînes hertziennes et diffusés dans la nuit voire pas du tout...

 

 

Extraits :

Le Grand Jeu proposait une immersion au cœur de la dernière campagne présidentielle algérienne, en collant aux basques d’Ali Benflis, rival de Bouteflika. Plongée impressionniste, à la fois passionnante et déroutante, ce documentaire embarqué offre un point de vue unique, volontairement peu didactique. Préacheté par LCP-AN et TV5Monde, le film n’est passé sur aucune chaîne. LCP-AN estime que le réalisateur aurait dû suivre tous les candidats à l’élection au lieu de s’attacher au seul Benflis. Chez TV5, on s’est contenté d’annuler la diffusion deux fois de suite : à cause du festival de Cannes puis au moment des changements d’équipe au sein de la chaîne. « Le problème, c’est que mon film a été le seul à être déprogrammé, s’insurge le réalisateur. Les choses ne sont pas dites clairement, mais dès qu’il s’agit de choses sensibles ça coince. Les enjeux sont tels entre la France et l’Algérie que montrer un opposant à Bouteflika peut poser des problèmes diplomatiques ! » Il n’est pas le seul à s’estimer victime de la frilosité des diffuseurs. L’an dernier, John Paul Lepers claquait la porte de Canal, son documentaire sur Bernadette Chirac sous le bras, après la décision de la chaîne de ne pas programmer ce film jugé « trop perso, pas assez journalistique ». Autre cas sur France 2, le documentaire Sarkozy mot à mot, de Gérard Leclerc et Florence Muracciole, décryptant le discours de Sarkozy au moment de son accession à la tête de l’UMP, est passé à la trappe avant diffusion. Motif : la présence répétée de Sarkozy dans l’émission 100 minutes pour convaincre, puis la proximité du référendum sur l’Europe. Abandonné, le film a servi de point de départ à une nouvelle collection de dix films, destinés cette fois à France 5, proposant une analyse de la parole des principaux leaders politiques. « Il n’y a pas eu de censure, plaide Philippe Vilamitjana, directeur des programmes de France 5. Comme la 2 n’avait pas de case pour le programmer, nous l’avons récupéré. Mais lorsqu’il est arrivé chez nous, le film était daté et nous avons été obligés de le retourner. » Au sein de France 2, on estime quand même que « la direction a été peut-être un peu frileuse ».(...)

Du côté des chaînes privées, aussi, les cadavres se ramassent à la pelle. Il y a quelques mois, la première fiction de Christophe Honoré, Tout contre Léo, qui dormait depuis cinq ans dans les cartons de M6, a enfin été diffusée… sur Pink TV. Le téléfilm, qui traite les thèmes de l’homosexualité et du sida, avait été commandé dans le cadre de la collection « Carnets d’ados ». Bloqué un temps à cause d’une scène d’amour entre deux hommes, puis finalement laissé en l’état – après qu’Honoré eut refusé de le modifier –, le film avait été purement et simplement oublié. Rien d’étonnant si l’on considère l’évolution de la ligne éditoriale de M6, de plus en plus consensuelle et familiale. La chaîne de Tavernost n’est pourtant pas trop du genre à gâcher : « M6 chaîne est dans une logique de gestion très serrée et prend rarement le risque de mettre de l’argent sans avoir la certitude de diffuser, témoigne un ancien. TF1 fonctionne différemment. C’est une chaîne très riche. Pour elle, le plus important est de conserver le leadership. » Analyse confirmée par Claude de Givray, directeur de la fiction de TF1 jusqu’en 1999. « Ça coûte moins cher de ne pas diffuser une fiction plutôt que de risquer qu’elle ne fasse pas d’audience ! » Et de perdre, du coup, la confiance des annonceurs. Logique dès lors qu’un certain nombre de fictions déjà tournées se retrouvent au rancard. Des épisodes de séries dont le démarrage n’a pas été « concluant » et des téléfilms jugés ratés ou casse-gueule. Comme Electrochoc, de Gérard Marx, racontant le combat d’un père pour sortir son fils des griffes d’un groupuscule néonazi, finalement passé sur la chaîne Festival en 2004 (...)

Un article vraiment très interessant à lire donc dans son intégralité sur le site de Télérama.


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R
L'article de Télérama et la reprise faite ici me semble ignorer la question de la responsabilité des diffuseurs.La réalisition d'un documentaire engagé n'engage la responsabilité que de son seul auteur. Il est aisé pour des réalisateurs d'assumer leurs partis pris.Toutefois, la diffusion d'un tel documentaire engage la responsabilité de la chaîne qui peut refuser d'assumer le parti pris des auteurs. Alors, que doivent faire les chaînes lorsqu'elles estiment qu'un documentaire peut poser des problèmes ? Le rejet est la solution la plus simple. La seule autre solution me semblerait être de diffuser aussitôt un contre-documentaire qui démontrerait le parti pris du premier. Mais je doute que beaucoup de réalisateurs accepteraient un tel deal...
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L
ça me dit quelque chose aussi !
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T
J'ai entendu parler d'une série appelée BIARRITZ, pour TF1, dont une saison entière a été tournée et qui n'a jamais été diffusée !J'imagine que les acteurs/techniciens/réalisateurs doivent être dépités...
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J
Merci pour le lien, j'ignorais qu'on pouvait lire des articles sur le site de Télérama. Hop, dans Favoris (avec vous entre autres ;)  )
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F
Analyse confirmée par Claude de Givray, directeur de la fiction de TF1 jusqu’en 1999. « Ça coûte moins cher de ne pas diffuser une fiction plutôt que de risquer qu’elle ne fasse pas d’audience ! » Et de perdre, du coup, la confiance des annonceurs<br /> Hallucinant !
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D
Dans la nuit sur TF1, parfois il y a des épisodes inédits de série, genre commissariat Bastille avec Smain...
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