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Publié par François 13/01 9h10

 

Directeur général de France 24, le journaliste Gérard Saint Paul fait le point sur la chaîne internationale d’information, après un peu plus d’un mois d’existence. Des propos tenus dans le Figaro ce samedi.

Parmi les points forts de la chaîne, il faut dit-il noter la fluidité de l’antenne et la diversité de la grille. "Nos nombreux magazines donnent la priorité à l’image avec une vraie présence du reportage. Je n’oublie pas la performance des présentateurs des journaux, ainsi que des chroniqueurs spécialisés."

Par ailleurs, au bout de quatre semaines, il existe selon lui déjà un vrai esprit d’équipe entre tous, francophones, arabophones, anglophones. La réactivité face à l’international est toujours le but absolu, "nous avons eu notre baptême du feu avec l’épisode, peu facile à manier, de la pendaison de Saddam Hussein. L’événement a été traité avec beaucoup de professionnalisme, sans voyeurisme. Nous avons fait le choix des images d’une façon collégiale. J’ai décidé de ne pas montrer le corps qui tombe, ça n’apporte rien. Je suis venu expliquer à l’antenne notre choix."

Parmi les points moins positifs jusqu'à présent, il veut que le regard français soit accentué. La différence n’est pas encore assez affirmée par rapport à la concurrence internationale. Il faut davantage aller dans le débat, la contradiction, l’échange d’idées. "Nous sommes encore dans ce domaine en période de rodage. D’autres personnes vont venir étoffer l’équipe, comme Christine Ockrent avec qui je suis en pourparlers très avancés. Elle serait chargée d’une chronique qu’elle ferait à la fois en français et en anglais."

Gérard Saint Paul demande, "par pitié, qu’on nous laisse grandir ! On n’a que quatre semaines, on n’est pas des héros ni des magiciens, tout juste des journalistes".

Le Figaro a demandé à plusieurs journalistes étrangers leur avis sur France 24.

Parmi ceux ci, Ted Stanger.Il estime qu'en créant France 24, Jacques Chirac a été guidé par l’idée gaullienne que l’information doit servir les intérêts de son pays. "A cause de cela, les Américains considèrent la nouvelle chaîne mort-née. Que les Français offrent à tous leur vision du monde semble légitime. Vive France 24. Mais qu’ils cherchent, en ce faisant, à forger une alliance anti-Washington et anti-mondialisation, là, on ne fait que hausser les épaules outre-Atlantique. France 24 est perçue chez nous autant comme une arme politique qu’une chaîne d’informations".

Issa Elayoubi, éditorialiste dans la presse arabe, dit de son côté que le public arabe aspire à être davantage informé de la vision française des relations internationales. "Aussi l’annonce du lancement d’une version arabe de France 24 soulève un vif intérêt. Cependant, Paris doit faire preuve de modestie, en faisant entendre sa voix sans ambitionner de recouvrir celle des autres. Il serait présomptueux de croire que France 24 concurrencera al-Jezira. Le public arabe n’est pas intéressé par des reportages de proximité façon France Info, ni par la langue de bois des experts parisiens qui envahissent les plateaux de France Télévisions".

Le site du Figaro.

 

 

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Flo 13/01/2007 11:46

En même temps, quand on veut du fun, on ne regarde pas une chaîne d'infos.

NL 13/01/2007 10:00

C'est vrai que c'est pas très "fun"...

Vivien 13/01/2007 09:23

Cette chaine est chiante à mourir !