Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

Publié par François 26/02

 

 

 

France 2 propose ce mardi soir une fiction retraçant le parcours d'Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge et premier lauréat du prix Nobel de la paix. Un téléfilm présenté l'été dernier au Festival TV de Monte-Carlo.

La réalisation est de Dominique Othenin-Girard.

Avec entre autres Thomas Jouannet (Henry Dunant), Emilie Dequenne (Cécile Thuill), Noémie Kocher (Léonie Bourg-Thibourg), Michel Galabru (Hubert Dunant), Jean-François Balmer (Adolphe Thuillier), Vincent Winterhalter (Louis Appia), Samuel Labarthe (Daniel Dunant).

Le synopsis :  1848. Henry Dunant, un jeune homme issu de la bonne société genevoise, occupe son premier emploi en Algérie où il gère les fonds investis par la société de Monsieur Bourg-Thibourg. Fidèle à l'esprit d'ouverture et de tolérance qu'il prône depuis l'adolescence, Henry prend fait et cause pour l'amélioration des conditions de vie des indigènes. Pour régler le problème crucial de la sécheresse, il faut construire un barrage et comme il ne parvient pas à obtenir les autorisations de l'administration coloniale, il ira voir directement l'empereur. Et peu importe que Napoléon III soit en guerre contre les Autrichiens, Henry ira où il se trouve : sur le champ de bataille. En arrivant à Solferino son destin bascule. Il découvre avec horreur les insupportables atrocités de la guerre, les milliers de blessés abandonnés par les troupes. Non seulement il retrousse ses manches et tente d'organiser les premiers secours, mais il se fait suffisamment convainquant pour que les blessés, autrichiens comme français, soient soignés par les médecins et chirurgiens prisonniers de guerre. Ainsi naît sa grande idée, le but pour lequel il ne cessera de se battre, seul contre tous, contre toutes les menaces : obtenir la neutralité des blessés et du personnel soignant. En se risquant à traverser les lignes ennemies pour tenter de rapatrier les blessés à l'arrière, il crée le symbole mondialement connu aujourd'hui : il confectionne des drapeaux blancs maculés du sang des blessés tracés en forme de croix. C'est de la volonté, de l'audace et de la conviction de cet homme que naîtra la Convention internationale de la Croix-Rouge. Ce n'est que 30 ans plus tard que son action sera reconnue. Elle lui vaudra le premier Prix Nobel de la Paix.

Thomas Jouannet, qui interprète le rôle d'Henry Dunant, le voit comme un idéaliste doublé d’un orgueilleux. "Marqué par son enfance, par l’éducation reçue de sa mère, la compassion qu’il éprouve pour l’être humain est profondément ancrée en lui. Je l’imagine aussi comme un homme assez difficile à vivre car en lutte perpétuelle contre lui-même – il ne s’est d’ailleurs jamais sentimentalement engagé. En même temps, il dégage quelque chose d’enfantin, une sorte d’immense naïveté"."Dunant est un homme en avance sur son temps, pas un héros. Ce type a des fêlures. N’oublions pas que, pendant 40 ans, il va vivre comme une épave, un clodo, il va finir dans un asile. On sait aussi que son orgueil l’empêchera d’accepter l’aide de ses amis – et de Napoléon III - pour le sauver financièrement. Tout cela m’a servi pour construire le personnage, évidemment. Ce qui m’a aussi beaucoup aidé, c’est la connaissance que Dominique Othenin-Girard avait de Dunant."

Le réalisateur du téléfilm, Dominique Othenin-Girard, dit que l’idée d’un film sur la vie d’Henry Dunant, il l’a eue il y a quatorze ans, sans que cela aboutisse. "Philippe Berthet, de la TSR, le savait et quand en 2004 le projet se concrétise, il me fait signe. Il souhaite un metteur en scène suisse – je suis franco-suisse – et il connaît le type de messages que j’aime faire passer dans mes films. ". Son souci était que le film soit moderne. "Comment rendre attractive, surtout pour le jeune public, une histoire en costumes qui se passe au XIXe siècle et raconte la création de la Croix-Rouge ? En jouant sur la modernité des personnages et de leurs émotions. Concernant Henry, j’ai pris le parti d’en faire quelqu’un de lumineux, jamais académique ni conventionnel. A ses côtés, deux femmes. Actives et dynamiques, dans leur langage comme dans leur comportement. En travaillant sur une allégorie d’image qui donne un sens à la réalité de l’époque, sur un langage cinématographique et des personnages modernes, j’ai voulu faire un film actuel situé dans un contexte historique. "

Coproduction internationale aidant, le téléfilm a bénéficié d'un budget important. "Pour la seule cour de Castiglione, un mur de 200 m et une immense porte à construire, une église à transformer, des façades à repeindre… En studio, on a créé la tente de Napoléon III et l’hôpital de Genève. On a animé les rues de Genève - dont un marché d’époque -, créé de toutes pièces le décor du journal. Je ne peux dire que bravo à Giuseppe Ponturo, le chef déco ! Trois cents costumes militaires ont été créés, cousus main, avant d’être salis et tachés de sang, déchirés, non seulement pour la véracité des scènes mais aussi comme image métaphorique de la guerre et de la souffrance. Là encore, bravo à Uli Fessler, la chef costumière autrichienne, une formidable pro. Quant aux figurants, à Castiglione – des Slovènes que j’ai dirigés avec trois mots de leur langue appris sur le tas -, ils étaient entre 200 et 300, selon les jours ! Voilà où est effectivement passée une grosse partie du budget. Pour Castiglione, Delacroix était ma référence picturale, et pour que tout soit tel que je le souhaitais avec les moyens dont je disposais, je me suis battu comme un lion. Armé de mon fort pouvoir de conviction, j’ai entraîné tout le monde, comédiens et techniciens. Je remercie les producteurs d’avoir respecté mes choix artistiques, de m’avoir donné tout ce qu’ils pouvaient, dans la limite d’un budget que j’avais promis de ne pas dépasser".

Commenter cet article

pigeon 14/04/2021 18:37

pas le choix de refuser les cookies !! Il faut payer ???

Pat. 27/02/2007 22:09

Pas du tout accroché :(

aumo 27/02/2007 10:17

franchement dom j'en ai rien a secouer des experts
je reve que les experts se prennent un un très très très très très très très grand four

Dom. 26/02/2007 23:43

Je crains que ça ne fasse pas le poids face aux Experts.