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Séries, ton classement impitoyable. Place 28 : HARPER'S ISLAND.









Place 28 – Harper’s Island – Saison 1



Diffusion sur CBS le jeudi soir à 22h / samedi soir à 21 h (Moyenne saison 1 : 5,85 millions de téléspectateurs). Annoncé prochainement sur M6 en France. Annulé après 1 saison (13 épisodes)


Créé par Ari Schlossberg. Avec Elaine Cassidy, Christopher Gorham, Katie Cassidy, Cameron Richardson, Adam Campbell, Jim Beaver, Richard Burgi, Daniel Lewis ….



Indice spoiler : 3/5 (mais franchement, on s’en fout !)



Bilan: Avant de commencer ma chronique, je tiens à préciser que les aléas de diffusion obligent, j’ai écrit cette chronique en n’ayant vu que les 8 premiers épisodes. Je ne sais donc pas à l’heure actuelle qui est le fameux serial killer. Et oui car, pour ceux qui ne connaissent pas, Harper’s Island est présenté comme un slasher show où 25 convives sont réunis sur une ile à l’occasion d’un mariage et parmi elles… Un serial-killer qui les décime les uns après les autres. En soi, le pitch est alléchant !



Sauf que voilà, Harper’s Island est probablement la première série de l’histoire qui, plus elle s’enfonce dans la médiocrité, plus elle en devient géniale. C’est un véritable cliché sur pattes réunissant la totalité des stéréotypes des films d’horreur que même Souviens toi l’été dernier n’osait plus exploiter. Le moindre trait est grossi à outrance à l’image du casting, si mauvais, mais si éperdument mauvais, qu’il en devient extraordinaire. Je veux dire, en 2009, ce n’est pas possible de jouer comme un nanar des années 80 ! C’est forcément fait exprès. La série est démesurément has been à mi-chemin entre le divertissement hollywoodien sans neurones et le slasher kitchissime entre le jouissif et le pathétique.



On dirait finalement que la série n’a pas été écrite par des scénaristes mais par une bande de potes au cours d’une soirée ultra arrosée tant elle est écrite à l’arrache-pied et filmée comme un téléfilm canadien diffusé le dimanche après-midi sur M6. Et puis surtout, les auteurs ne s’interdisent aucune scène irréalistement ridicule et se font royalement plaisir. Au diable la cohérence ! Au diable le réalisme ! Entre la Paris Hilton-like brulée vive avec son Tinkerbell et le cureton éventré en pleine foret, je vous laisse imaginer la réunion scénaristique ! Au final, Harper’s Island est la série à regarder avec une bande de potes lors d’une soirée binouze entre un match de foot et un porno hardcore.



Non parce que je veux dire, dès le départ, on ne nous ment pas sur la marchandise. Déjà, le couple de futur marié, Henry (oui, le Henry d’Ugly Betty, toujours aussi inexistant je vous rassure) et Trish (la bimbo ecervelée qui va jouer dans le nouveau Melrose) sont des abrutis finis. Ils décident de se marier sur une ile où 7 ans plus tôt, un serial-killer avait décimé tout le monde. Bon, je sais pas vous mais moi, à priori, j’éviterais plutôt ce coin-là d’autant que l’ile est ultra isolée. Ils ont en plus le vice d’amener la meilleure amie d’Henry dont la propre mère avait été tuée sur l’île. Sans compter qu’ils ont choisi l’horripilante Elaine Cassidy pour l’interpréter avec ses expressions faciales catastrophées à mi-chemin entre Teri Hatcher, Susan Ward et Jill Hennessy. Imaginez le carnage.







Mais ce n’est pas fini. Dés le premier épisode, soit bien avant le mariage, un invité se fait tuer ainsi que l’oncle à Henry. Quelques heures plus tard, c’est une bonne amie à Trish qui passe l’arme à gauche. Vous croyez que quelqu’un s’en soucie ? Pensez-vous ! Tout le monde s’en tape ! Je veux dire, il y a 25 invités, c’est pas non plus le mariage du siècle. Déjà 3 morts, ça commence à se voir un peu, vous croyez pas ? Bon, certes, l’un des morts est interprété par le vulgos mari à Lisa Rinna qui faisait des allers-retours entre le tournage et les autoroutes pour soutenir les manifestations de sa femme dans son combat pour faire parti du nouveau Melrose Place. Mais bon, c’est pas une raison !



Bon puis en plus, les signes ne manquent pas. Comme je vous disais, tous les clichés sont présents. Le vieil amant de la mariée qui revient semer la discorde, la tête de biche découverte dans la salle de bain, la pseudo-gothique qu’on maquille en suicide, la belle-mère sadomasochiste, les blondasses qui courent à poil et puis la gamine flippante. Voyez, c’est le genre de gamine possédée à la Dakota Fanning. Elle fait encore plus peur que le serial killer lui-même. Elle passe les épisodes à guillotiner ses Barbie en chantant ‘One by One…’ (entendez, un par un, vous allez tous crever) comme le gosse du film ‘la Malédiction’. Et tout le monde s’en fout aussi. C’est normal par là-bas. ‘De quoi, ta gamine ne s’amuse pas à arracher les cheveux de ses poupées et à te dire que tu vas te faire étriper vivante ? Ah non, là elle a un problème. Elle devrait consulter !’.



Mais attendez, cela ne s’arrête pas là ! Ainsi, la future mariée va se voir refermer la bâche sur elle pendant qu’elle se baigne tandis que lors de sa balade en vélo avec son cher papounet (l’increvable Richard Burgi, l’homme à l’agent qui valait 3 milliards), voilà qu’ils se prennent un tronc d’arbre en pleine face et qu’un homme leur envoie un chien enragé pour les courser. Mais non, non, c’est normal. J’imagine le serial killer dans sa cabane au bord du suicide, en train de s’enfiler les pots de Häagen-Dazs à la cuillère, désespéré que personne ne réalise qu’il y a comme une couille sur l’île quand même !



Au final, il faudra attendre que ce cher Richard Burgi se sacrifie en prenant un chandelier en pleine gueule lors de la répétition du mariage pour qu’enfin, les invités de la cérémonie soupçonnent quelque chose. Et encore, j’ai vu le moment où tout le monde passait devant, limite en s’entravant sur lui et lui mettant des coups de pied, mais sans se rendre compte de rien. Bon, heureusement, il y a le sheriff. Plus incompétent, tu meurs. Du haut de son look de bucheron pédophile québécois des années 80, il n’est pas foutu de comprendre un indice sans compter qu’il est antipathique au possible. Certes, si ma fille était aussi conne et cruche qu’Elaine Cassidy, je ne serais pas dans un meilleur état mais tout de même. Sans oublier que l’acteur est incroyablement mauvais et en fait des tonnes mais bon ça, c’est un lieu commun dans Harper’s Island !



Encore une fois, je ne sais pas vous, mais moi à ce moment-là de l’histoire j’enferme tout le monde dans une maison autour d’une table avec des bougies, chacun couvre un côté, et on a-t-t-e-n-d ! Oui, les bougies c’est important car dans la mesure où la série accumule les stéréotypes, le tueur aurait forcement coupé toutes les lumières à un moment ou un autre. Enfin tu parles … Vas y que je vais téléphoner en pleine cambrousse, que je vais crapahuter prés du lac … Après tu m’étonnes qu’ils se fassent tuer à coup de flèches en acier de 25 mètres de long. Ah oui ça, on ne pourra pas le reprocher à Harper’s Island. Chaque mort a son arme ! Oui, le tueur fait ça bien, c’est stérilisé et tout, il y a aucun danger. Puis alors, c’est original ! Je n’ai pas vu les 5 derniers épisodes mais j’imagine qu’on a eu droit au démembreur de pancréas, à l’écarteur de testicules … Enfin, le mec cache quand même un arsenal plus important que l’armée rouge pendant la guerre froide sur une ile de 20 mètres carrés et le sheriff n’est foutu de le repérer. Enfin passons…



Je critique, je critique mais c’est justement tout cela qui fait le génie d’Harper’s Island. La série n’a aucun sens, loin du slasher annoncé, c’est un vaudeville sans queue ni tête, un n’importe quoi incroyable qui part tous les sens. Les scénaristes se foutent de tout mais c’est tellement assumé que le téléspectateur finit par suivre leur délire et ça en devient jubilatoire. Enfin, ça aurait pu l’être. Certains épisodes sont vraiment inutiles. Il faut dire qu’un tel principe tient habituellement sur un film d’une heure et demi donc il faut bien meubler. Certaines histoires dépassent les limites du fade et de l’inconsistant de manière assez hallucinante, quand ça vire pas à la bluette à la Katherine Heigl. On a quand même droit à un quart d’heure sur le choix de la couleur de la nappe sur le mariage ! C’est vraiment le point ultra négatif de la série qui lui enlève du coup son coté guilty pleasure et la rend vraiment soporifique par moment. Bon puis, pour la suite de la série, et bien l’enquête reprend et évidemment piétine. On imagine aisément que tout le monde sera petit à petit accusé puis innocenté avant la grande révélation du final. Ma petite théorie ? Oh pour moi c’est Henry. C’est lui qui a décidé que le mariage sur l’île, il y était petit, il doit y avoir une petite histoire de vengeance. A moins que ce soit le sheriff mais ce serait trop facile. A moins que, vu le délire total de la série, ce soit la petite Dakota Fanning. Ca ne m’étonnerait même pas !







Meilleur épisode : 1.06 – Sploosh
Pire épisode : 1.04 – Bang



Prix special: Award ‘Sunset Beach’ de la connerie jouissive pour Harper’s Island.



Les points forts : L’histoire qui est, tant bien que mal, assez bien ciselé mais si on a déjà vu cela des milliards de fois, en mieux et en plus original. Et puis finalement, la nullité absolue de la série est sa plus grande qualité car elle est tellement assumée, revendiquée et poussée à outrance qu’elle se transforme en guilty pleasure vaudevillesque.



Les points faibles : Des épisodes très inégaux et des storylines de remplissages insupportables et fleurs bleues. Du coup, cela coupe parfois totalement l’ambiance de la série : on passe d’un carnage au choix des fleurs pour le mariage ! Bon puis le casting signe quand même une performance assez incroyable : comment était-ce possible de réunir une telle brochette d’acteurs ratés dans une même série ? On en jubile encore plus de les voir tous tués, c’est finalement peut être ça le secret !



Conclusion : On s’attendait au frisson de l’année… On a eu la grosse blague de l’année ! Harper’s Island est un ramassis de clichés et de lieux communs les plus éculés, écrit à la pelle mécanique, pas effrayant pour un sou, interprété par un casting au summum de leur médiocrité, mal réalisé et sans la moindre cohérence ni volonté de réalisme. Même les titres des épisodes sont ridicules ! Et le pire dans tout ça ? Et bien ça marche ! La série est un n’importe quoi tellement improbable qu’elle en devient indispensable et qu’on en redemande encore pour savoir ce qu’elle va bien pouvoir imaginer d’encore plus grotesque et farfelu qu’à l’épisode précédent. Elle signerait presque la définition parfaite du guilty pleasure si seulement elle était plus efficace et moins assujetti à autant de meublage.



COLE.



Poursuite du classement des séries demain, avec la place 27. Les précédents billets sur http://www.leblogtvnews.com/categorie-10974265.html.



Avec la collaboration des sites suivants :









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S
Tiens, je connais pas comme série...
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T
OUi, c'est vrai Cole tu nous fais la de très belle critiques, amusantes et divertisantes. J'aime bien aussi celles de Tao quand il parle de sa copine Madison.Bref, je m'égare. Harper's Island ma surpris sur le cliff de l'avant dernier épisode, sur l'identité du tueur. J'en reviendrais jamais, JAMAIS. Et pour ça Harper's Island j'aime. Même si on nous offres des premiers épisodes très Ggnan Ggnan. Mais la suite et la fin et pour moi dynamique. Et y'a Juste une mort qui ma assez troublé celle du couple Blond ( Je sais dejà plus leur prénoms ).J'aime Harper's Island et j'en n'ai pas honte et ce que a dis Gaetan au premier commentaires et totalement vrai ! Par-contre, que veut dire les titres des épisodes, j'ai jamais su ?
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C
Merci beaucoup Cole pour ce recap car j'ai énormément rigolé en te lisant! Je n'ai pas vu cette série, j'en ai beaucoup entendu parler lors de son lancement il y a 3 mois mais le casting ne m'inspirait pas et apparemment je ne m'étais pas trompée! Merci encore pour la rigolade ;-)
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N
Oui, il y a une vraie fin.Très bonne critique en tout cas. :-D
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B
Tu m'as vraiment donné envie de m'y mettre pour le coup. Plus tu dézingues et plus ça donne envie. Et c'est est assez hilarant. Par contre, c'est sûr sûr y'a une vraie fin??, pas de pirouette ouverte ou une connerie comme ça??Trés jouissif à lire. Dans l'esprit de la série j'imagine.
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C
Ah oui ma chère Jillij, j'ai découvert mon logo aujourd'hui aussi, agréable surprise, j'aime beaucoup. Je remercie encore l'équipe de TV news !
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C
Merci à tous pour vos commentaires ! Ca me fait chaud au coeur lol . J'avoue que, comme Caiera, j'ai laché à peu prés à ce niveau mais pour des raisons matérielles car "ma grand-mère des Etats-Unis ne peux en ce moment m'envoyer les épisodes qu'elle enregistre sur son magnétoscope' lol. Mais Tao m'a convaincu de finir la série, ce sera pour plus tard.<br /> Et pour répondre à TLC, oui je suis encore plus mystérieux de Fantomas. Vous ne m'attraperez jamais ! Ah ah ah ah ah !
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J
Waow Cole, tu as droit à ton logo désormais ;))
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C
Bravo Cole ça c'est du dézingage en règle!J'ai laché la série quand Richard Burgi s'est fait empaler. J'en peux plus!Le plus gros reproche c'est qu'il faut attendre les cinq dernières minutes de l'épisode pour avoir un mort et c'est justement ce qu'on veut voir. Les intrigues guimauves sur la préparation du mariage sont insupportables.
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M
Très bonne critique!Cole, Gaetan, Tao, vous m'avez donné envie de m'y mettre!
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T
Oui, oui, c'est ça qui est fort ! Les séries démontées, quand elles le sont de manière humorisitque et grinçant,e ça me donne aussi envie de découvrir la série ! Comme celle ci par exemple : http://www.leblogtvnews.com/article-33465424.htmlJe ne serais pas étonné que sous Cole se cache quelqu'un bossant dans le milieu journalistique. Seule l'équipe du blog (lui compris évidemment) le sait, je suppose...
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F
Merci, Merci, Merci !Tu as un don mon ami! quelle critique! Génial, ENORME !Jamais, je n'avais lu les critiques de ce post, en tous les cas en entier, mais là !qu'est-ce que j'ai rit ! tu es quand même très balèze car tu flingues...que dis-je...Tu anéantis cette série de telle manière que tu donnes envie de la voir pour en rigoler au second degrés. Bravo!  
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G
Oui, c'est un point fort et argument marketing de la série. Elle est prévue dès le départ pour durer 13 épisodes et pas 1 de plus. On a donc droit à un vrai dénouement.
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J
le dénouement est au 13e épisode ou il n'y en a pas ?
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T
Je suis d'accord avec Cole. C'est à la fois complétement raté et ridicule comme série et en même temps c'est ultra jubilatoire et on ne peut s'empêcher de regarder jusqu'au bout les aventures grotesques de cette bande d'abrutis. ça en est même devenu l'une des meilleures surprises de l'année pour moi tellement c'est kitsch et improbable. Comme le dit Cole, c'est impossible à l'heure des Experts et de Dexter de faire encore une série de cette facture. Et pourtant Harper's island a prouvé que c'était encore possible.
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G
Pour avoir vu l'intégralité de la série, je suis plus ou moins d'accord avec l'article du Cole sur la première moitié d'Harper's Island qui fait très soap opera dans le genre de Sunset Beach ou téléfilm de l'après-midi sur M6 ou TF1. Avec une toute petite dose de slasher à la Vendredi 13 quelques minutes par épisode. On regarde ça pour se marrer et se moquer mais malheureusement certains passages sont lents et ennuyeux. Je trouve que dans la deuxième moitié, la série devient un vrai slasher avec les dialogues et ambiances typiques de ce genre de films. Les personnages très stéréotypés et agaçants au début deviennent plus intéressants également. J'ai même finalement trouvé les acteurs assez bons contrairement à Cole, ils ont fait un bon boulot avec les scénarios qu'on leur a donnés. Et quand on commence à aimer les personnages, ça change un peu la manière de regarder la série car on est attaché à certains et tristes de les voir mourir. On a droit à quelques scènes très dramatiques pour la mort de certains et là on se marre moins qu'au début.L'aspect mystère/énigme est assez raté dans l'ensemble car les meurtres n'ont pas vraiment de sens ou de logique. On a droit à une explication très grand guignolesque à la fin. Et puis il y a énormément d'incohérences dans le scénario. En résumé, on a une série au concept original et prometteur qui tient à moitié ses promesses. Alliant du bon, du mauvais, du ridicule, de l'émouvant, de l'insensé, elle reste très divertissante. Et puis le gros paradoxe, c'est qu'en utilisant des millions de clichés, lieux communs, stéréotypes et intrigues vues et revues, Harper's Island a réussi à devenir un ovni télévisuel car elle ne ressemble à aucune autre série du petit écran.
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P
Un énième pétard mouillé en gros. Très drôle la façon dont tu as résumé la série
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J
M6 a ENCORE fait le bon choix, lol !
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