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DAMAGES saison 2, n° 23 de Séries, ton classement impitoyable.









PLACE 23 - DAMAGES – Saison 2. Classement 2007/2008 : 1ere (- 23 places).



Diffusion sur FX le mercredi soir à 22h (moyenne saison 2 : 937.000 téléspectateurs, -57% par rapport à la saison 1), sur Canal +, Paris Première et M6 en France. Renouvelé pour une saison 3.



Créé par Todd A. Kessler & Glenn Kessler. Avec Glenn Close, Rose Byrne, Tate Donovan, William Hurt, Timothy Olyphant, John Doman, Marcia Gay Harden, Ted Danson, Michael Nouri, Zachary Booth & Anastacia Griffith



Indice spoiler : 0/5







Bilan : C’était la série la plus attendue au tournant de l’année. Après une saison 1 en tout point brillante, première de mon classement la saison passée, Damages était censée nous proposer une saison 2 encore plus magistrale avec le combat titanesque annoncé entre Patty et Ellen. Autant dire que nos papilles en frétillaient d’avance, un plan marketing judicieux, des trailers alléchants, une presse dithyrambique à l’arrivée de cette nouvelle saison. C’est donc avec un filet de bave à mi-chemin entre mon admiration pour la série et mon amour pour Glenn Close que je commençais cette saison.



Et dès les premières minutes, c’est la douche froide. Non pas que cette saison soit foncièrement nulle (une série avec Glenn Close ne pouvant l’être) mais on ne peut s’empêcher d’être fortement déçu. En dépit de bons, voire certains très bons épisodes, cette saison apparait globalement comme un brouillon nullement maitrisé en opposition au puzzle Hitchcockien qu’était la saison 1. On a finalement le sentiment que les scénaristes avaient conçu leur bébé pour une saison mais se sont retrouvés bredouilles quand il a fallu en imaginer une seconde. C’est comme s’ils l’avaient écrite au fur et à mesure sans savoir vraiment où ils allaient. On se retrouve ainsi en présence d’un processus de tâtonnement permanent, d’intrigues hésitantes et maladroites qui confèrent une désagréable impression d’inachevé. Le début de la saison s’oriente ainsi sur une intrigue puis dérive sur une autre, puis une troisième, revient sur la première, puis la seconde. Au final, on n’aura jamais vraiment compris l’objet de cette saison 2.



Plus qu’un quelconque problème de scénario, ce sont clairement les changements de cap permanents qui auront ruiné la saison. Ainsi, dans la saison 1, l’ensemble des intrigues s’emboitaient à la perfection, faisant monter graduellement l’intensité. Or, ici, tout est quasiment remis à plat à chaque épisode si bien qu’on ne rentre jamais vraiment dans l’intrigue. Certains épisodes, totalement obscurs et incompréhensibles, font l’effet d’un somnifère. Ce qui est d’autant plus difficilement pardonnable, c’est que jamais Damages ne fera sa rédemption. Bien au contraire. La série se complait dans sa lenteur ulcérante et son manque de rythme chronique, en en faisant presque sa marque de fabrique. Tout est chuchoté, avec une bande originale minimale.


L’intrigue, en elle-même, n’est pas si complexe que cela, elle était même potentiellement passionnante, mais les Emmy et autres récompenses sont clairement montés à la tête des scénaristes qui jouent à fond la carte de la série (pseudo) intelligente. Ce n’est même pas qu’on ne comprend pas les intrigues, c’est qu’ils ne nous donnent aucune clé, aucun indice pour le faire. Certaines scènes arrivent comme un cheveu sur la soupe et se succèdent sans aucun lien, ni aucune cohérence. On sait qu’on finira éventuellement par tout comprendre mais la série nous laisse trop dans le brouillard et on finit par s’ennuyer royalement. Dans la saison 1, nous avions toutes les cartes en main et c’était à nous de reconstituer le puzzle. Mais ce n’est pas le cas de la saison 2. Comment reconstituer une énigme sans les données adjacentes ? La série se contente d’insérer dans sa mécanique des rouages pseudo-compliqués et au delà du pompeux doublé d’une doctrine capitaliste désuète et affligeante qui dénote plus d’un pseudo élitisme orgueilleux que d’une quelconque intelligence scénaristique.



La série est adulée et elle le sait. Contrairement à d’autres comme 30 Rock, Mad Men ou Les Sopranos qui sont restés les mêmes après leur sacre, Damages prend la grosse tête si bien que la plupart des dialogues, même des plans, pètent plus haut que leur cul, quitte a en délaisser les structures ingénieuses qui la caractérisait tant. La série finit par s’autocaricaturer, un comble ! Certains épisodes, notamment les premiers, sont un pur et simple étalage de casting de Luxe. Glenn, ne m’en veux pas. J’imagine les réunions de scénaristes entre la saison 1 et la saison 2. Ils ont du passer du pauvre préfabriqué scabreux et bouteilles d’eaux minérales à la suite tapie d’or, cigares, scotchs et prostituées de service. Sinon, ce n’est pas possible. En pleine crise financière, c’est d’un gout… On ne va pas s’étonner que la série ait perdu la moitié de son audience après ça…








Damages finit donc se noyer dans ses propres scénarii, trop sombres, disparates, voire sans queue ni tête. Elle est donc bien passée de jouissivement complexe à ennuyeusement difficile et l’on en même plus envie d’en déjouer la spirale infernale tant celle-ci s’apparente plus à un pétard mouillé. Les flashback eux-mêmes montrent toutes leurs limites. Les ¾ des flashback de la saison se résument à une pauvre scène de 2 minutes où Ellen répète continuellement cette même phrase ‘I lied too’ et tire sur une personne inconnue. Et on fait du surplace jusqu’au final où la scène sera d’ailleurs fort décevante.



Tout est tellement tiré par les cheveux pour arriver péniblement jusqu’au final que même la collaboration d’Ellen avec le FBI et le face-à-face tant attendu avec Patty tombe misérablement à l’eau. Le fil rouge de la saison, aussi prometteur fut-il, n’aura pas été assez solidifié et le fait qu’il soit résolu en 15 minutes le prouve. Cela donne de trop nombreuses scènes de remplissage pur et simple où l’on ressort assommé et tout bonnement endormi par le style qu’a voulu se donner le show cette saison.



Tout est-il donc à jeter dans cette année ? Non, bien sur que non… Je suis simplement si furieux face à la série d’avoir laissé tout le background autour d’elle lui monter à la tête que j’en ai exposé que les points négatifs. Mais dans l’ensemble, même si c’est très décevant en comparaison avec la saison 1, Damages reste une bonne série. Certains épisodes laissent entrevoir une lueur d’espoir, sont diaboliquement écrits et mis en scène mais le soufflé retombe à un moment ou un autre. Pour prendre un seul exemple, le retour de Frobisher en milieu de saison était une excellente idée, surprenante et machiavélique comme aux heures de gloire de la série. Mais malheureusement, c’est mal exploité et l’idée finira en eau de boudin.



L’excellent point de la série reste indubitablement son casting 5 étoiles. Certains l’ont vivement critiqué mais pour ma part, je reste fan. Glenn Close est majestueuse comme à son habitude et nous livre ses meilleures performances en fin de saison, si glaciales et émouvantes à la fois. Elle se démène pour nous clouer sur notre siège et y parvient toujours avec une aisance incroyable. Il y a pas dire, acteur c’est un métier et Glenn Close nous le démontre à chaque épisode. Bien plus que la douteuse Rose Byrne qu’ils ont maquillé comme un camion volé pour montrer qu’elle était méchante, Glenn Close est le véritable atout de la série et sans elle, Damages n’aurait clairement pas la même saveur.



J’en veux aux scénaristes, et d’autant plus que les ajouts au casting cette saison étaient du premier choix. On passera rapidement sur Timothy Olyphant, désolé Mesdames, mais son rôle était aussi limité que son jeu d’acteur et a tiré l’intrigue d’Ellen vers le bas. On ne lui en tiendra pas rigueur. C’est avant tout le trio infernal William Hurt / Marcia Gay Harden / John Doman qui éclaire cette saison. Tous trois sont des acteurs formidables, habitent leur personnages et crèvent l’écran. Même si leurs intrigues respectives ne sont pas toujours à la hauteur, ils parviennent à instaurer, de leur simple présence, un climat lourd et dense qui permet de conserver l’aura de la série intact. Notamment la merveilleuse Marcia Gay Harden dont la voix suave et sensuelle m’emporte dans une autre contrée. Mais c’est une autre histoire. Toujours est-il que Damages peut remercier son casting sans qui cette saison aurait été au bord du naufrage.








Meilleur épisode : 2.12 – Look What He Hug Up This Time

Pire épisode : 2.08 – They Had to Tweeze That Out of My Kidney



Prix special: Award ‘Keri Russell’ de la coupe de cheveux qui aura gâché la saison pour Glenn Close (Patty Hewes)



Les points forts : Damages possède l’un des meilleurs casting à l’heure actuelle. Le renfort de luxe, Marcia Gay Harden en tête, a été de taille à affronter la magistrale Glenn Close et a donné lieu à des scènes d’anthologie. Seul le duo Rose Byrne / Timothy Olyphant est un peu à la traine. En outre, certains épisodes permettent périodiquement de renouer avec du grand Damages, mais ce n’est pas suffisant.



Les points faibles : Un scénario brouillon, parfois bâclé et surtout nullement maitrisé du début à la fin. Entre intrigues hésitantes et d’autres carrément incompréhensibles, Damages finit par s’emmêler totalement les pinceaux et ne sait plus ou elle va, quitte à friser parfois le ridicule. De plus, la saison 2 ne parviendra jamais à recréer l’atmosphère polar de la saison 1 avec un rythme inexistant, des histoires longues et ennuyeuses et des rebondissements à l’encéphalogramme plat.



Conclusion : C’est la plus grosse crainte que l’on peut avoir avec des séries recevant des pluies de récompenses en tout genre. Et Damages a plongé droit dedans. Brandissant son écharpe de série de luxe à excès, Damages a pris la grosse tête en méprisant presque son public avec des intrigues élitistes, hautaines, pompeuses voire carrément incompréhensibles. Si la saison 1 était génialement complexe, la saison 2 est inutilement compliquée. L’égo du show aura tout simplement ruiné son ambition et son potentiel. Si l’extraordinaire casting, la reine Glenn en tête, permettent de sauver le navire, une sérieuse remise en question sera nécessaire pour réussir la saison 3.



COLE.



Prochain billet demain. Les précédents sur
http://www.leblogtvnews.com/categorie-10974265.html.



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L
Je suis fan de Damages et Glenn Close malheuresement je n'ai pas vue la saison 2. Mais je sais que souvent les series dérivent style Lost, Prison Break... Ces serie parfaite au debut deviene dépourvue de sens et ne présentent plus aucun intêret. Tout ce que j'éspere ces que Damages ne suivrat pas ce chemin...
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"
Beaucoup de mal à avoir fini la saison. Une grosse désillusion pour moi, cette saison 2.
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B
Impression un peu douloureuse que le soufflet de la saison 1 est retombé, que la série a non seulement gardé mais accentué ses caractéristiques agaçantes t qu'en plus elle a perdu sa principale force en saison 2: le scénario est affreusement mal ficellé, ça navigue à vue.Et puis mon dieu l'insupportable monologue de cette tête à claque crushissime d'Ellen qui sonne archi surfait et qu'on nous repasse trouze millions de fois ça résume toute la saison: c'est too much, c'est chiant, et pas assez jouissif, mais en PLUS, c'est parfois carrément ridicule.Cela dit tout ça n'est valable que parce que la saison 1 a placé la barre extrêment haut et ça reste tout à fait regardable.
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O
A la fin de la saison 1, on a dit aux scenaristes : "ok vous signez pour 2 autres saisons"Du coup, ils se sont dit "pk ne pas étaler l'intrigue sur 2 saisons ?"Dommage
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R
Toujours un plaisir quotidien à lire même si on en suit pas les séries traitées. Beau travail vraiment.
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C
damages c'est top !!!!!!!!! cruella est génial dedans !!!lol
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P
Quelqu'un sait la date de sortie du coffret DVD ? :(
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L
Je suis d'un avis très mitigé sur cette saison 2. Trop de parlotte notamment. Pas indigeste cetes, mais si la saison 3 se dégrade encore, aïe ! De toute façon, au vu des audiences je vois mal un rebond aux USA et une poursuite.
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T
Je me doute de la réponse mais bon. A l'image de ce qui se fait en France sur C+, Damages est-elle visible après la 1ere fenêtre sur d'autres chaînes : réseauxde tel ou tel etat, chaînes locales ? Parce que ça ne pèse pas bien lourd l'audience de FX.Et la saison 3 a été signée malgré cette chute d'audience ?
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T
Une saison décevante qui n'aura jamais demarré. A force de faire dans le mystère, on ne comprend plus rien. Ou plutôt, on se demande pourquoi faire autant de mystère sur une intrigue aussi simple. Comme Cole, je pense que la série a pris la grosse tête. Après une saison 1 brillante, les scénaristes se sont pris pour des génies. Mais le génie, ça se mérite.De jolis ajouts au casting mais tous sont sous-exploités. Pourquoi avait on besoin de William Hurt pour un rôle aussi fade. Marcia gay Harden est brillante mais on lui donne à peine de quoi exploiter son talent. Cette saison 2 ressemble à un cauchemar qui n'en finit jamais.
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F
Hé beh quelle chute !
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L
Ah, content que tu ais mis des mots sur ce que j'avais du mal à définir. La saison 2 de "Damages" m'a également bien déçu, pour toutes les raisons évoquées. Certainement pour ne pas spoiler, tu n'en as pas parlé, mais sans rien dévoiler, je trouve que le personnage de William Hurt a bien plombé le début de la saison. Trop présent pendant plusieurs épisodes, quitte à voler la vedette à Patty, il disparaît tout à coup pour revenir plus tard avec encore moins d'intérêt qu'au début. Marcia Gay Harden et son personnage par contre, c'était quelque chose !
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A
Enregistré sur Canal mais pas encore vu.Grand fan de Glenn Close aussi. Depuis mon adolescence et un film avec Michael Douglas (Liaison fatale je crois). Regretté ensuite que son rôle soit limité à une saison dans The shield. Regrets aussi que le cinéma  la délaisse.
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O
"Contrairement à d’autres comme 30 Rock, Mad Men ou Les Sopranos qui sont restés les mêmes après leur sacre, Damages prend la grosse tête"Moi, j'aurai inclus 30 rock en ce qui concerne la prise de grosse tête ;) 
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