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Séries, ton classement impitoyable. 36 - CALIFORNICATION 2.




Deuxième saison du classement des séries. Une chronique postée chaque jour, du lundi au jeudi vers 12 heures, jusqu'à fin août. Quelques nouveautés cette année : le classement a été étendu à 40 séries afin de faire un véritable tour de la diversité des séries actuelles et celui de l’année dernière a été réactualisé afin de pouvoir faire de petites comparaisons. De plus, suites aux réclamations de l’an passé, un ‘indice spoiler’ de 0 à 5 vous permettra de décider si vous souhaitez lire l’article ou non en fonction de votre avancement. Chroniques précédentes sur http://www.leblogtvnews.com/categorie-10974265.html








PLACE 36 : CALIFORNICATION saison 2.Classement saison 2007/2008 : 18ème (- 18 places).



Diffusion sur ShowTime le dimanche soir à 22h (Moyenne saison 2 : 492.000 téléspectateurs, -7 % par rapport à la saison 1) et sur M6 en France. Renouvelé pour une saison 3.



Créé par Tom Kapinos Avec David Duchovny, Natascha McElhone, Madeleine Martin, Evan Handler, Pamela Adlon, Callum Keith Rennie, Carla Gallo et Madeline Zima.



ATTENTION ! Indice Spoiler : 4/5



Bilan : Californication n’aura donc pas fait exception. On a voulu y croire, pourtant. Mais comme la plupart des séries trash de Nip/Tuck à Dirt en passant par Weeds, Californication ne sera pas parvenu à maintenir le niveau de la qualité scénaristique nécessaire pour faire une bonne série trash. Pire encore, la saison 2, qui avait commencé sous les meilleures augures, sera finalement une véritable descente au enfer dans le glauque et l’ignominie la plus totale.



Bien commencé, c’est le moins que l’on puisse dire. Les premiers épisodes de la saison sont tout bonnement excellents. On retrouve ainsi Hank et Karen de nouveaux amoureux sous le soleil californien. Il faut dire que Duchovny nous avait bien préparé au retour de sa série phare en orchestrant à la perfection son admission en cure de désintoxication sexuelle quelques jours avant le season premiere. On ne pourra pas dire qu’il n’aura pas donné de sa personne !



Et effectivement, on retrouve un Hank toujours aussi irrésistiblement déchu et désabusé, nonchalant et un brin mégalo avec sa personnalité hybride totalement décapante entre l’artiste bohème, frivole et fantasque et l’irréductible addictomane accroc au sexe et à la drogue. Son couple avec Karen est un pur délice tant celle-ci joue à la perfection le rôle de la muse rock’n’roll, à mi-chemin entre la raison de la mère de famille et la passion destructrice qui la lit à Hank. Le tout accompagné de leur jeune fille, mini-artiste grunge, philosoco-dépressive et décalé qui n’hésite à déblatérer des citations de la bible satanique lors des repas de famille. Un pur délice, je vous disais. Ce qui est de plus fort appréciable est que la série multiplie les références à la pop-culture de Pink Floyd à Kurt Cobain, ce qui donne un coté d’autant plus authentique.



Les premiers épisodes laissent ainsi la place à ce joyeux n’importe quoi totalement maitrisé, et bien sur dominé par les tirades trash et hilarantes de Hank. Ce qu’il y a de particulièrement génial quand Hank se lance dans ses diatribes sexuelles est qu’on a peine le temps de rigoler de l’une de ses répliques qu’une autre a déjà emboité le pas et on finit totalement écrouler de rire. Il a le don de se mettre dans ses situations incroyablement savoureuses.



Dans le season premiere par exemple, il se trompe de chatte et se retrouve à satisfaire une autre que sa femme. Croyez-le ou non, de la façon dont cela est présenté, ça pourrait presque arriver à tout le monde ! Puis ce qu’il y a de génial est que Hank ne s’excuse pas comme tout le monde, non. Il ne se lance alors dans un discours mémorable où si plusieurs chattes se retrouvaient en garde-à-vous, il saurait différencier celle de sa femme rien qu’à l’odeur. Oui, c’est pipi-caca mais j’étais mort de rire sur ma table.



Et ce genre de répliques fait le bonheur des premiers épisodes. Dans un autre, il compare par exemple le calvaire de parler à un pseudo-artiste qu’il déteste à celui de se passer un coton tige dans son cul pendant 2 heures, sans lubrifiant. Ou encore, il demande au petit ami de sa fille s’il est pour ou contre l’avortement avant de le laisser rentrer chez lui. Bref, c’était excellent. Dans ce même épisode, l’apogée de la saison, tout le casting est réuni pour un repas chez Hank et Karen. Vous savez ce genre d’épisode huis-clos où on passe l’épisode à se balancer les quatre vérités à la gueule ? C’est exactement cela. Un épisode jubilatoire où l’on apprendra d’ailleurs, sous les sarcasmes de l’insupportable Madeline Zima, que Hank a mis enceinte une de ces nombreuses conquêtes (celle qui lui avait vomi dessus), et que celle-ci est désormais maqué avec un pseudo-gourou imbuvable qui drague goulument tout ce qui bouge. Pour l’anecdote, on découvre d’ailleurs en fin de saison que le petit est black, est donc pas n’est le gosse de Hank.






Tout avait donc commencé sous les meilleurs auspices. Mais qu’a-t-il bien pu se passer ? Et bien honnêtement, je ne sais pas, je ne l’ai pas vu arriver. Je ne saurais pas vous l’expliquer. Je dirais que deux intrigues principales ont précipité Californication dans le gouffre du glauque et du sexe soporifique, sans intérêt et même plus drôle. Tout d’abord ce cher Charlie Runkle, personnage très drôle au demeurant, qui se lance dans la production de films, disons indépendants. Sa première œuvre portant le doux nom de Vaginatown, je vous laisse ainsi deviner le genre de ses films. Ca aurait pu être drôle. Sauf que voilà, notre cher Charlie prend une espèce de trainée immonde sous son aile pour en faire la star du film. Il y a des actrices comme ça. Vous savez pas pourquoi mais vous les détestez. Elle n’est pas méchante cette pauvre Daisy mais qu’est ce qu’elle nulle ! Je n’ai jamais vu une actrice jouer aussi horriblement. Même Angie Harmon, que dis-je, Jill Hennessy, est meilleure. C’est vous dire. Sans compter qu’elle n’est pas crédible, Charlie est supposé craquer pour elle alors qu’elle a le charisme d’une huitre à coté de sa pulpeuse femme qui est heureusement là pour remonter le niveau.



Cette intrigue va trop loin. Trop, trop, loin. Tom Kapinos s’assoit littéralement sur l’équilibre entre trash et qualité et lui pisse à la figure, si je devais reprendre le style de la série. Hormis la tentative assez drôle de Charlie de remplacer au pied levé un acteur porno, rien n’est réussi dans cette intrigue qui occupe la saison entière, alors qu’elle aurait du, tout au plus, occuper deux ou trois épisodes. La maison de Charlie devient un triste baisodrome qui respire le sexe renfermé de trois jours (oui, je sais, c’est déguelasse mais c’est tout à fait le sentiment qu’on a en regardant la série) tandis que sa femme part en cure de désintoxication. On perd donc l’atout comique, pour ce qu’il en restait du moins.



Mais la surenchère de trash et de mauvais de gout dans cette saison porte un nom. Que le coupable se désigne ! Il s’agit bien évidemment de Lew Ashby, pseudo rocker sur le déclin qui demande à Hank d’écrire sa biographie. Ah, j’ai oublié de le préciser mais ce cher Lew est accroc à la culbute et à la drogue mais quel personnage de Californication ne l’est pas ? Autant le personnage n’est pas inintéressant mais tout ce qui se rapporte à lui est sans intérêt. Californication recycle et le fait mal. Le mec est un quadra qui baise tout ce qui bouge, est amoureux de son ex-femme et sniffe tellement que de la poudre sort de son nez quand il éternue. Ca ne vous rappelle personne ?



Des épisodes atteignent un vide scénaristique tel que ça en ferait presque cas d’école. Il ne se passe rien mais quand je ne vous dis rien, c’est vraiment le vide le plus cosmique. Pas une ligne de dialogue n’est à sauver. Hank et Lew errent dans leur maison vide en attendant qu’une cruche facile se présente, la sautent, sniffent un rail de coke et l’épisode est fini. C’est tellement gratuit que c'en est même plus provocateur et encore moins subversif, justement inutile. Et puis alors en plus quand la fille à sauter s’appelle Meredith Monroe (Andy de Dawson), on a juste envie de se tirer une balle. Vous m’excuserez de mon vocabulaire, je me mets au niveau ! C’est d’ailleurs amusant car quand j’ai vu son personnage, je me suis dit qu’on avait envie à la fois de la baiser et de la taper tant c’est une tête à claques ambulante. Et figurez-vous que Hank a sorti la réplique quelques minutes après. Faut vraiment que j’arrête de regarder Californication moi …



C’est vraiment dommage d’avoir atteint un tel niveau pour une série prometteuse. Elle ne véhicule même plus de messages. Ainsi, Lew fait par exemple des crises de tachycardie très violentes à cause de la drogue mais il lui suffit de se faire une injection médicamenteuse et il continue à se droguer aussi abondamment. Ca en devient presque irregardable tant c’est trop et mal traité. Il finira même par en mourir sans que personne n’en tire les leçons. Comme presque résigné, le final ne parviendra pas à redresser la barre comme ce fut le cas en saison 1 et nous laisse sur des promesses inexistantes …






Meilleur episode : 2.04 – ‘The Raw and the Cooked’

Pire épisode : 2.09 – ‘La Ronde’



Prix spécial: Award ‘Gary Coleman d’Arnold et Willy’ de l’enfant star qui a mal tourné pour Madeline Zima.



Les points forts : Le début de saison marque l’apogée de la série : intrigues inspirées, dialogues hilarants et surtout un David Duchovny décapant … Le tout saupoudré d’une atmosphère pop-rock néo-woodstockienne absolument délicieuse.



Les points faibles : La suite de la série marque sa descente aux enfers vertigineuse. Intrigues sans le moindre intérêt, scénario imbuvable, surenchère de trash, de glauque et de crasse à n’en plus pouvoir. Le comble étant que la série ne choque même plus tant la moindre scène est pathétique. Devant ce triste constat, même Hank Moody n’a plus le gout de nous régaler de ces bonnes paroles, c’est bien le pire …



Conclusion : A trop vouloir en faire, Californication a fini par s’étouffer dans son propre vomi. Dans cette saison, la série s’est quelque peu éloigné de son optique familiale pour nous dépeindre la vie déchue de deux quadra rock’n’roll et adeptes de tous les excès. Alors peut être que cette vie est drôle à vivre mais à regarder, c’est ennuyeux à mourir. Par moment, on serait cru devant la téléréalité des Osbournes. Malgré un excellent début de la saison, Californication est vite devenu l’ombre d’elle-même. Ironiquement, la chanson éponyme des Red Hot Chili Peppers conviendrait parfaitement à la série et comme ils le disent eux-mêmes : ‘Destruction leads to a very rough road.. ‘



COLE.




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L
Puisque Cole me force : "Je suis 100% d'accord avec toi !". Non mais c'est vrai en plus. "Californication" avait tout pour réussir mais elle se perd dans des intrigues ennuyeuses et faussement racolleuses. Sans vouloir spoiler, la saison bascule de façon très innatendue en cours de saison, une sorte de retour en arrière totalement stupide, et elle ne s'en relève pas.
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L
Puisque Cole me force : "Je suis 100% d'accord avec toi !". Non mais c'est vrai en plus. "Californication" avait tout pour réussir mais elle se perd dans des intrigues ennuyeuses et faussement racolleuses. Sans vouloir spoiler, la saison bascule de façon très innatendue en cours de saison, une sorte de retour en arrière totalement stupide, et elle ne s'en relève pas.
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C
Ah tiens, je pensais pas que ce serait Californication qui serait sujette à débat ! Pour ceux qui ont vu les premiers épisodes et sont satisfaits, oui je le dis dans la chronique, les premiers sont vraiment excellents mais je trouve que la suite est vraiment alignement de trash sur trash, sans réel scénar derrière. Il y a vraiment des épisodes totalement vides et carrément glaucques qui n'ont guère d'interet.Pour le coté vulgos de la chronique, oui, j'ai voulu faire dans le style du show lol !
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F
Ah, là, je ne suis pas d'accord en revanche. Je n'ai pas fini la saison 2 (et je me suis donc limité au bilan - points forts/points faibles/conclusion) mais je la trouve beaucoup plus convaincante que la première. On évite le trio amoureux Hank-Karen-Bill insipide de la saison 1 en ayant éjectté ce dernier (ouais !!!) et parallèlement, on ne s'attarrde plus sur la relation Karen-Hank qui est d'un ennui... En revanche, l'intrigue de Charlie, portant sur l'industrie de la pornographie, est plaisante sans être extra.Après, il me reste encore 5 épisodes à regarder mais à mon sens, une fois de plus, une autre série aurait du occuper l'une de ces dernières places... ^^ (comme DH ou dans une moindre mesure Dexter)
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N
Très bon article Mr Cole, mais un chouïa "vulgaire" l'espace d'un isntant.
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V
GRRR Pas du tout d'accord avec cette position au fin fond du classement. ça reste excellent pour moi, mais je me suis bien marré sur certains passages de ton texte. Etonné de ne pas trouver Desperate housewives dans les 5 derniers, tant la disparition d'***** vaut à elle seule une énorme pénalité
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B
J'aurais pas dû lire ta critique  en déjeunant Dieu merci c'était pas en odorama. Sinon, je te trouve vachement dur quand même, c'est toujours super bien dialogué et j'ai jamais trouvé que c'était plus corrosif que pouvait l'être l'exercice d'autosatisfaction bobo permanente auquel se livre la série depuis le départ. L'épisode flashback sur la rencontre, l'accouchement etc c'est de bons moments quand même. Aprés oui c'est gras, c'est vain, c'est répétitif, mais c'est Californication quoi, et ça reste souvent assez...jouissif.
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F
Vu que les 3ers épisodes pour l'instant (du retard niveau visionnage) et j'ai trouvé ça génial. Je ne lis pas ta critique car gros spoilers apparemment, mais au vu de ce que j'ai regardé, je ne pige pas cette place.
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P
Triste saison oui. Californication à son tour victime de la malédiction de la saison 2( pamri les victimes Heroes, Dirt, ...).
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J
Dommage tant cette série était "rafraichissante". ça passe aussi sur Paris 1ere, outre M6.
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Q
Merci Cole, c'est savoureux comme d'hab... mais j'ai presque envie d'ouvrir les feneêtres là, pour aérer  :-)
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J
Décidément, toutes els séries que je suis sont dans les dernières  Si d'ici la place 30, il y a Desperate et Monk (saison en net recul je trouve!), j'aurai la totale...
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