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Séries, ton classement impitoyable : 19 - "24" saison 7.










Place 19 : 24 – saison 7.



Diffusion sur FOX le lundi soir à 21 heures (moyenne saison 7 : 11,14 millions de téléspectateurs, - 13% par rapport à la saison 6) et sur Canal + et TF1 en France. Renouvelé pour une saison 8.


Créé par Joel Surnow et Robert Cochran. Avec Kiefer Sutherland, Carlos Bernard, Cherry Jones, Annie Wershing, Jon Voight, Mary Lynn Rajskub, James Morisson, Sprague Grayden, Janeane Garofalo, Jeffrey Nordling et Bob Gunton.


!!! Indice spoiler : 4/5






Bilan : 24 est une série incroyable. Elle peut vous servir la pire saison qu’il est possible d’écrire, ça fait toujours un bien fou de retrouver Jack Bauer. Le show est tellement efficace, tellement prenant, tellement explosif et sans relâche que ça fait un bien fou de le regarder. Car oui, je n’ai pas honte de le dire, je prend mon pied devant 24. A choisir parfois entre une partie de galipettes et 24, et bien je prends 24. Oui, oui, je vous assure. Bon évidemment, la fois où ma copine a débarqué en s’écriant ‘Get down !’, ‘Damm it’ et ‘Copy that’ en commençant à me ‘torturer’, je dois bien avouer que j’ai du la choisir … Mais cela reste exceptionnel car Jack Bauer gagne toujours. Jack est invincible. C’est le plus fort, c’est mon héros, il les tue tous, c’est Jack Bauer quoi !


Le plus pathétique est tout cela n’est absolument pas ironique, oui je suis un fan absolu de Jack car il est vraiment trop fort (ben oui, c’est mon côté midinette fan des Worlds Apart, on l’a tous !). Avec un ami, on est tellement accroc qu’on avait été voir son récent film ‘Mirrors’ et on a passé la séance à s’écrier ‘Vas-y Jack’, ‘Bute-le !’, tout en sachant qu’il affrontait des miroirs. Oui, quand il s’agit de 24, autant dire que je perd tout sens critique. Du moins je le pensais. Car quand le téléfilm ’24 redemption’ est sorti, je ne vous raconte même pas le branle-bas de combat. Pizza, bière, cigares, téléphones coupées, volets fermés… La totale ! Et alors là… douche froide ! La médiocrité ultime du téléfilm Redemption est d’autant moins pardonnable qu’on avait commandé une pizza chez mon ami Luigi. Il est formidable. Sur sa devanture de son magasin est écrit, et je vous jure que c’est vrai, ‘Elle est belle, elle est grande, elle est bonne, elle est chaude … Non ce n’est pas Adriana mais la double pizza quatre fromages !’. Alors, vous en conviendrez, une soirée passé en compagnie d’Adriana se doit d’être réussie !


Et donc quelle déception que ce téléfilm. Ou comment briser une attente de 2 ans en 1h30. Jack Bauer plongé dans le désert africain, c’est aussi intéressant que Yann-Arthus Bertrand filmant la planète ! Le téléfilm a d’ailleurs été tourné après le début de saison 7, c’est vous dire à quel point il était utile. Sous prétexte d’une pseudo dénonciation des régimes corrompus africains (certes louable), Jack Bauer nous est revenu dans un téléfilm d’un ennui mortel, fatigué et dépourvu de rythme. Jack n’est pas dans son environnement habituel et notre dépaysement n’est pas compensé par les rebondissements qui pointent au niveau zéro. On finit l’épisode atterré par une série transparente dont on ne reconnait plus la moindre caractéristique. On en finit même par se consoler avec les paysages …


C’est donc à reculons que j’ai démarré la saison 7. Le début de saison a effectivement été difficile entre la disparation de la CTU, des lieux totalement nouveaux et un casting flambant neuf. C’était le véritable pari de 24 : donner un coup de neuf à une série à la mécanique ultra-huilée. Et je dois reconnaitre que, tant bien que mal, le pari est réussi.






La saison 7 de 24 n’est pas la meilleure, bien sur, mais surtout loin d’être la pire. De nombreux éléments signeront en effet sa réussite. D’une part, le côté big picture dont s’est dotée la série. Finis les terroristes bricoleurs du dimanche, la saison 7 de 24 ferait passer la conspiration d’X-Files pour un conflit de kermesse. La menace est dense, mondiale et concerne les plus hautes sphères du système américain. Tellement dense que la saison 7, à elle-seule, ne suffira pas à en venir à bout puisque l’action reprendra en saison 8. Il y a, qui plus est, un côté réaliste très fort dans cette saison, non pas dans l’action en elle-même bien sur mais dans le message renvoyé par la série. On a par exemple une milice militaire corrompue jusqu’à la moelle qui fait tester ses engins chimiques sur des populations africaines avec l’aide d’un dictateur. Si bien qu’on ne sait pas vraiment d’où vient la menace tant celle-ci est complexe et plutôt obscure. De plus, le casting ‘bag guyesque’ a été renforcé avec la présence d’un Jon Voight dont le charisme crève l’écran.


Et puis, il y a plusieurs types de bad guy. Au sein d’une même entité, chacun agit dans son propre intérêt, la grandeur pour le personnage de Voigt, le pouvoir pour Mobaku et puis… il y a Tony. C’est l’élément tendancieux de la saison, puisque dans ces moments-là 24 devient un peu la caricature d’elle-même en enchainant les rebondissements rocambolesques, voire carrément poussifs. Tony est méchant mais en fait il est gentil… Mais non, il est méchant. Mais un peu gentil quand même ! Son seul et unique but était en fait de tuer le type qui se cachait derrière le meurtre de Michelle qu'il n’a jamais digéré. Heureusement, Jackie est là pour lui rappeler que ce n’est pas très bien d’avoir contribuer à tuer des innocents pour se faire vengeance. Ouuuh, pas beau Tony !


Bref, autant dire que les coups foireux de Tony n’ont rien inventé, même si, avouons-le, c’était particulièrement jouissif. On passera aussi rapidement le retour de Kim ‘Cougar’ Bauer, toujours aussi tête à claques et empotée sans compter qu’elle a mal vieilli, qu’elle est devenu lèche-cul et complètement niaise. La fin de la saison est d’ailleurs cousue de fil blanc avec Kim qui sauve la vie de son papounet d’amour. Il fallait bien en passer par là pour la saison 8. On passera aussi rapidement sur le retour de Chloé, dont le seul intérêt est son combat de geekette avec la technicienne du FBI et son physique de Janis Joplin brune et catho. On passera tout autant sur le nouveau personnage de Annie Wershing censée remplacer Sutherland au cas où 24 continuerait sans lui. Autant vous dire que si tel est le cas, on n’est pas dans la merde. Clarice Sterling du pauvre, son rôle est franchement banal et la pauvre n’a aucun charisme. Même si la mort de l’insupportable Nordling en milieu de saison (bien fait, ça c’est pour avoir pourri Once & Again !) lui permet de gagner un peu de galon. Qui plus est, on sent qu’il y a une possible amourette entre elle et Jack mais les scénaristes n’ont pas osé aller jusqu’à bout dans la mesure où elle ne remplacera jamais la fantastique Audrey Raines. Kim Raver, reviens, je t’en conjure !



 


Enfin, ne soyons pas si méchants, de très bons éléments constituent aussi cette saison et en signent son véritable renouveau. La série a su se réinvinter au bout de 7 ans, ce qui est une notable performance. D’une part, avec la formidable présidente incarnée d’une main d’acier par la charismatique Cherry Jones. 24 n’avait vraiment su remplacer l’inoxydable David Palmer, entre un président véreux et pas crédible (et interprété par Gregory Itzin, le Bernard Montiel ricain) et un autre totalement inexistant. La présidente Taylor relève le défi avec brio avec un personnage haut en couleur, charismatique et couverte de déchirures. Elle nous réserve quelques uns des moments les plus forts et émouvants de la saison, notamment quand elle se fait prendre en otage ou quand elle décide de livrer sa vermine de fille à la police pour avoir commanditée le meurtre de celui qui a tué son propre fils… J’en finis même par lui trouver un certain charme !


L’autre aspect original de la saison est d’avoir en quelque sorte écorché le mythe Jack Bauer. Le pari était hautement risqué, le symbole est extrêmement fort et Kiefer Sutherland nous livre, s’il fallait encore le préciser, une performance bluffante. En effet, Jack est exposé à un virus et développe très rapidement la maladie qui le rend totalement affaibli. Il y a notamment une scène terrible où Jack découvre que Tony est en fait re-re-méchant et s’apprête à le confronter mais n’en a plus le force… Il finit par s’écrouler face à celui qu’il ne peut plus arrêter … D’autres scènes où il n’arrive plus à commander une mission et mélange ses phrases sont absolument terribles et anéantissent l’image d’un héros déchus… Le pari est diablement relevé.


Dernier point à aborder, et non des moindres, vous l’attendiez tous, la voila : j’ai nommé la torture. La saison 7 de 24 fait en effet écho à l’actualité brulante avec un gouvernement faisant la chasse aux sorcières des agents aux méthodes peu recommandables. Et comme aux Etats-Unis, on fait pas dans le détail, ils ont carrément fermé la CTU et ont envoyé Bauer devant les tribunaux. Bon évidemment, 5 minutes après, il est rappelé par le FBI, la question n’est pas vraiment là. L’idée intéressante est donc de mettre en avant une société très paradoxale entre ultra-moralisme d’un côté et l’ultra-violence de l’autre. Car finalement, même l’agent Walker, très réfractaire à la torture en début de saison finit par l’utiliser allégrement par la suite, voyant que c’est le seul moyen efficace. Inutile de dire que Jack y restera fidèle ! Merci 24. Mais il a bien raison, vas-y Jackie, bute les tous !


Prix Special
: Award ‘Jack Bauer’ pour Jack Bauer parce que The Kief’, il y en a qu’un !


Meilleur épisode : 7.12 – 7.00 to 8.00 P.M.


Pire épisode : 24 Redemption


Les points forts : Des paris ! La saison s’est lancée pas mal de défis histoire d’amener un coup de neuf à la série et la plupart d’entre eux ont été magnifiquement relevés. Depuis la torture au conflit mondial, à la dénonciation de la dictature jusqu’à l’effondrement du héros et aux cas de consciences de la présidente, 24 a su se réinventer et modifié quelques uns de ces codes les plus ancrés.


Les points faibles : Si on a eu beaucoup de mal à trouver ses repères en début de saison avec des intrigues qui ont mis du temps à être lancées, la plus grosse erreur de la saison est son ignoble téléfilm Rédemption, probablement le plus mauvais et le plus soporifique épisode de l’histoire du show. La série aurait certainement été classée plus haut sans ce téléfilm. Puis bon, Mary Lynn Rajskub ne sert plus à rien et Annie Wershing est un cas désespéré.


Conclusion : Après une saison 6 ultra-décevante qui faisait office de worst-off des saisons précédentes, 24 est parvenu à se réinventer avec brio avec une saison 7 de très bonne facture, bien qu’un peu trop dépaysante. Le pari de la saison était très, peut-être trop, ambitieux. Ce qui a pour conséquence certains passages un peu brouillon voire manquant un peu de rythmique. Toutefois, l’excellentissime casting, porté cette saison par Kiefer Sutherland, Carlos Bernard et Cherry Jones, permet d’en faire l’un des guilty pleasure de la saison.



COLE.


Prochain billet demain, mercredi. Les précédents sur http://www.leblogtvnews.com/categorie-10974265.html.


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F
Très bonne critique, moi perso j'ai un peu peur que à force, les scenaristes vont tomber dans le piege de certains films americains, à savoir "les scenes" improbables dans la vie réelle. Je me souviens de m' etre fait la remarque suite à une certaine scene ou bauer tombe d'un parking avec sa voiture.
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L
Je range cette série dans les plaisirs coupables, comme DH dans un autre genre. Oui, c'est parfois franchement mauvais. Oui, les câbles sont gros comme des colonnes de Buren. Oui, l'idéologie est nauséabonde. Mais je continue de regarder. C'est Jack Bauer qui sauve le monde libre, dammit !Avec le temps la serie assume plus que jamais son côté "hénaurme" et ses rebondissements capillo-tractés sont devenus sa marque de fabrique. Je décerne un lifetime achievement à Kim Bauer... Depuis la saison 2,  j'accueille chacune de ses apparitions d'un soupir résigné et de mon moto spécial 24 "Attention le cougar !"Quand aux guests de cette saison  7, il est dommage d'avoir sous-utilisé Jeanine Garofalo dans ce rôle de geekette, elle est capable de bien mieux (Larry Saunders Show ftw). Je reste plus réservé sur le "charisme" de Jon Voight ;)
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T
Saison de la rédemption pour Jack :) Vivement la 8 !!
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F
Sentiment mitigé pour cette saison (longuette lors des derniers épisodes et une fin trop ouverte). De toute façon, ça pouvait difficilement être pire que la catastrophique saison 6 ! Mais on reste très loin des 2ères.Réponse à un comm précédent : non, pas diffusé sur TF1, tout comme Lost d'ailleurs...
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C
Très bel article Cole, avec toujours un soupçon de mauvaise foi, mais je suis fan !Le téléfilm, prélude à la saison 7, est programmé début septembre sur Canal.Et sauf boulette de ma part, TF1 n'a pas diffusé la 6 ???
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B
Je me retrouve dans ce que tu dit Cole je prend mon pied pareil devant 24 et je pensait aussi à ça devant mirrors.Bref j'ai adorer cette saison 7 et vivement la prochaine et j'ai pas envie que ça s'arrette
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V
Sers-toi de la fonction "recherche" à droite ;)D'après ce blog, en septembre.http://www.leblogtvnews.com/article-33043149.html
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K
Bonjour, cette saison passe quand sur C+ svp ? Peut-être la réponse est dans l'article, mais comme je ne veux rien connaître de la saison avant de la découvrir ;)
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